Martin St-Louis sera plus exigeant avec ses joueurs

Jonathan Bernier
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Même si l’état-major hésite encore à garantir une place en séries, on comprend qu’on entre dans une nouvelle phase de ce plan de reconstruction. Qu’est-ce que ça implique pour Martin St-Louis?
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Depuis son embauche en février 2022, St-Louis, avec un jeune groupe sous la main, semblait axer ses exigences davantage sur le développement que sur la performance. Qu’en sera-t-il cette fois?
«On se trouve dans une autre étape de notre croissance, a lancé l’entraîneur-chef du Canadien, quelques minutes avant le coup de départ du tournoi de golf du Tricolore. On va rentrer plus dans les détails, être encore plus organisés et plus difficiles à affronter.»
Au cours de ces deux premières campagnes à la barre de l’équipe, le Lavallois s’est montré très patient avec ses joueurs. Jamais il n’a pointé l’un d’eux du doigt. Pas plus qu’il ne leur a fait réchauffer le banc. Désormais, il pourrait se montrer moins patient.
«Je ne sais pas si patience, c’est le bon mot. Exigeant, peut-être», a-t-il suggéré.
«C’est comme quand tu élèves un enfant. Les demandes à un jeune de 15-16 ans ne sont pas les mêmes que ce à quoi tu t’attends d’un jeune de 5 ou 6 ans, a-t-il illustré. Entraîner une équipe, c’est comme ça. Ce n’est pas d’être impatient ou sévère, c’est d’être juste et calculé.»
En attendant le jugement dernier
St-Louis a souvent martelé qu’il fallait garder l’œil sur le processus. Il l’a encore fait lundi matin. Ça ne l’empêche pas d’avoir soif de victoires. D’ailleurs, on sent que connaître du succès lui démange de plus en plus.
«On a eu un bon été en s’assurant des services de nos jeunes pendant plusieurs saisons. Amener Patrik [Laine] et compter sur le retour d’un Kirby [Dach] en santé, il y a de quoi être excité. Maintenant, c’est ce que tu fais avec ça qui compte.»
«Cette année, c’est une autre occasion de voir où on se situe. Le jugement final va venir à la fin de la saison, a-t-il poursuivi. J’ai hâte de voir quelle est la prochaine étape pour ce groupe. Ce ne sera pas nécessairement en ligne droite, mais je sais qu’on va continuer de progresser.»
Responsable de l’attaque massive
Pour assurer cette progression et améliorer ses chances d’être dans le coup le plus longtemps possible, la formation montréalaise devra améliorer ses unités spéciales. Particulièrement l’attaque massive, qui n’a pu faire mieux qu’un pourcentage de réussite de 17,5% l’an dernier.
D’ailleurs, St-Louis a profité de l’occasion et d’une question qui lui était adressée concernant l’embauche de Roger Grillo, à titre d’entraîneur adjoint, pour indiquer qu’il allait prendre les rênes de cette sphère du jeu.
«J’ai aidé Burr [Alex Burrows] avec l’attaque massive au cours des deux dernières saisons. Quand il a démissionné, je voulais avoir une certaine continuité et m’en charger. Je ne sentais pas que j’avais besoin d’amener un entraîneur qui allait s’occuper de ce département», a-t-il expliqué.
On a hâte de voir s’il saura renverser la situation. L’arrivée de Patrik Laine pourrait l’aider dans ce domaine.