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La boîte de chocolats de Geoff Molson: le propriétaire du Canadien refuse de promettre les séries

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-09-16T13:02:53Z

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Une reconstruction, c’est comme les boîtes de chocolats de Forrest Gump: on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Voilà pourquoi, à l’aube de l’an trois du processus amorcé par le Tricolore, l’état-major a prôné la patience.

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«Il ne faut pas essayer d’accélérer trop rapidement. Il faut choisir le bon moment pour accélérer», a déclaré Geoff Molson, lors du traditionnel tournoi de golf qui lance officiellement la saison du Canadien.

Après le «P» de playoffs que nous avions traduit pour «S» de séries, on se retrouve avec le «P» de patience. Passe, patin, position, playoffs, processus, patience. Ça fait une belle constance. 

Ne pas appuyer trop fort sur le champignon, c’est éviter de prendre des décisions qui feront dérailler le fameux plan et détruire deux ans et demi d’effort. Et ça s’est déjà vu. À Buffalo, par exemple, où la reconstruction semble faire du surplace depuis une décennie. À Toronto, également, où on a recommencé à quelques reprises.

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«On progresse très bien. On a vu avec le repêchage de cette année que ça va continuer. On a un noyau de jeunes joueurs qui sont très bons. Mais c’est impossible de savoir combien d’années ça prendra», a indiqué le propriétaire de l’équipe.

Voilà pourquoi, encore une fois, il n’était pas question de promettre une participation aux séries éliminatoires.

«La barre est haute pour aller en séries. C’est très difficile d’y arriver. On l’a vu l’an dernier, alors que de très bonnes formations les ont ratées», a-t-il indiqué.

La bonne nouvelle, c'est que les joueurs, eux, ne voient pas la situation du même oeil. Pour eux, chaque saison s'amorce avec le même objectif: celui de jouer au hockey le plus tard possible en mai. Et pourquoi pas en juin.

Dans le coup jusqu’à la fin

Mais il y a une différence entre se voir exclure du tournoi printanier au dernier match de la saison, comme ce fut le cas pour les Red Wings, et être hors de la course aux alentours du Match des étoiles.

C’est là que le Tricolore souhaite voir de l’amélioration.

«Nous voulons être compétitifs, a stipulé Molson. Beaucoup de raisons nous permettent de croire que nous serons dans la lutte [pour une place en séries]. Je n’ai pas peur de dire que nous compterons sur un très bon club.»

Cela dit, être dans le mix [ou dans la course], qu’est-ce que ça veut dire exactement?

«Je veux qu’on soit dans la course plus longtemps. Mais je ne peux pas prédire si ça veut dire qu’on y sera encore au dernier match ou si ça veut dire qu’on réussira à faire les séries», a déclaré Kent Hughes.

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«Pour que des joueurs progressent, il faut qu’ils soient impliqués dans des matchs qui comptent et qui sont importants», a poursuivi le directeur général du Canadien.

Hughes ne ferme pas la porte

L’arrivée de Patrik Laine, le retour en santé de Kirby Dach, l’année d’expérience de plus de Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky sont autant de raisons qui permettent au propriétaire de croire que le Tricolore et ses partisans peuvent espérer autre chose qu’une bonne position au repêchage.

«Il n’y a aucun doute que l’intention, c’est d’essayer de faire les séries et non d’obtenir un choix tôt», a assuré Molson, dont l’équipe n’a pas joué un match éliminatoire depuis sa présence en finale de la Coupe Stanley, en 2021.

Ça ne veut pas dire que Hughes ne se laissera pas tenter par des mouvements de personnel significatifs au cours de la saison.

«Plus le temps avancera, plus on aura d’informations, et plus on pourra prendre de bonnes décisions. Je ne veux pas prendre de décisions réactives.»

Donc, si Molson et Hughes tombent sur le bon chocolat, on pourrait voir de nouveaux visages et espérer un printemps un peu plus long. Dans le cas contraire, il faudra prendre notre mal en patience une année de plus.

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