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Félix Auger-Aliassime a appris

Il avait trop de pression à sa dernière présence au Canada

Félix Auger-Aliassime
Félix Auger-Aliassime Photo AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski
2021-08-09T18:29:25Z
2021-08-10T03:12:16Z

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Il a eu 21 ans dimanche, mais quand on fait le décompte de tous les matchs qu’il a joués, Félix Auger-Aliassime a déjà le bagage d’un vétéran. Malgré cela, le Québécois reconnaît qu’il apprend encore à chaque tournoi. 

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Ç’a été le cas il y a deux ans, à Montréal. Un retour à la maison qu’il attendait avec fébrilité, mais pour lequel il estime s’être mis trop de pression sur les épaules. 

De son propre aveu, ce troisième tour devant les siens lui a peut-être coûté de bons résultats dans les semaines qui ont suivi. 

« Il y avait beaucoup d’attentes à Montréal, beaucoup d’excitation. Je voulais jouer un bon tournoi et je pense que j’ai réussi, mais il y a eu beaucoup de stress et de crispation au cours de cette semaine », a confié le 16e mondial, lundi, en marge de l’Omnium Banque Nationale de Toronto. 

Battu par le Russe Karen Khachanov au troisième tour, Félix a ensuite perdu l’entrée à ses trois tournois suivants, incluant un match face à son bon ami et compatriote Denis Shapovalov, aux Internationaux des États-Unis. 

Plus question pour Auger-Aliassime de répéter les mêmes erreurs, alors que le neuvième favori disputera demain sa première rencontre à Toronto, contre le Serbe Dusan Lajovic, 44e mondial, ou le Finlandais Emil Ruusuvuori, 72e

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« J’ai appris que tous les tournois sont à jouer avec beaucoup d’attention, mais qu’il ne faut pas se mettre une montagne de stress. C’est plutôt quelque chose de positif, une motivation. Ce que j’ai fait il y a deux ans, je l’ai fait. Maintenant, je suis un autre joueur. »

La même recette

Malgré la foule partisane, la famille dans les estrades et bien sûr, les projecteurs qui sont braqués sur lui, pas question non plus pour Félix de changer sa préparation avant un tournoi comme celui de Toronto. 

« Ce serait une erreur, même ! Il faut que je garde la routine qui marche pour moi pendant l’année. Et après, je dois utiliser le public, l’énergie, toute cette motivation de vouloir gagner comme un moteur, mais sans me mettre d’attentes exagérées. »

Montagnes russes

Ce fut une année en dents de scie pour Auger-Aliassime. Il y a eu ces deux finales, à Melbourne (avant les Internationaux d’Australie) et à Stuttgart en Allemagne, un quart de finale à Wimbledon, mais aussi six défaites au premier tour. Dont à Roland-Garros et aux Jeux olympiques de Tokyo. 

« Il y a de belles choses, des choses très encourageantes. À certains moments, j’aurais espéré de meilleurs résultats, c’est sûr. Mais c’est normal. Si j’étais satisfait de mon résultat à chaque tournoi, je serais numéro 1 ou 2 au monde », a blagué Félix. 

Un rêve qui se réalise enfin pour deux amis  

Malgré la défaite, il y avait deux amis très heureux lundi, sur le terrain numéro 1 du Centre Aviva de Toronto.

Félix Auger-Aliassime s’est offert un petit cadeau en disputant le double de l’Omnium Banque Nationale avec l’un de ses plus anciens amis, le Québécois Alexis Galarneau. Le Lavallois, classé 419e à l’ATP, a passé les dernières années sur le circuit universitaire américain. 

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Alexis Galarneau
Alexis Galarneau PHOTO COURTOISIE, SARAH-JÄDE CHAMPAGNE / TENNIS CANADA

« Alexis est l’une des personnes que je connais depuis le plus longtemps. C’est un bon joueur, il vient de finir sa carrière universitaire, alors je me disais que ça lui donnerait l’occasion de jouer un tournoi de cette envergure », a expliqué Félix en conférence de presse. 

La paire québécoise s’est inclinée 6-4 et 7-6 (6) devant le redoutable duo composé des Russes Karen Khachanov et Andrey Rublev, deux joueurs qui figurent parmi les 30 meilleurs au monde en simple. 

« On était déçu après le match. On est tous les deux compétitifs. Mais quand on a pris le temps d’y penser, on s’est dit qu’on avait réalisé un rêve de jeunesse de jouer ensemble à l’Omnium Banque Nationale », a souligné Galarneau au Journal

Une connexion 

Les amis se connaissent depuis qu’ils ont 8 et 9 ans. Ils se sont rencontrés au camp d’Équipe Québec en 2008. Leurs carrières ont pris des tangentes différentes au fil des ans – Galarneau fera ses débuts chez les pros cette année, tandis qu’Auger-Aliassime est un des meilleurs joueurs de sa génération –, mais les deux joueurs restent en contact et se parlent chaque semaine. 

« Ça faisait vraiment longtemps qu’on n’avait pas joué ensemble, mais on a eu une super connexion sur le terrain », a relevé Galarneau. 

Et pour ceux qui s’inquiètent, cette union ne veut pas dire la fin du duo Félix Auger-Aliassime–Denis Shapovalov, que l’on a vu quelques fois par le passé. 

« C’est souvent une question d’horaire, a souligné Félix. Denis a d’autres partenaires de double et moi aussi. Mais vous allez nous revoir ensemble dans le futur. Ce n’est pas arrivé récemment, mais il n’y a rien derrière ça. C’est une question de circonstances. »

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