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Omnium Banque Nationale: une pandémie qui dérange encore

Les meilleures raquettes au monde ne sont pas épargnées

L'Italien Lorenzo Musetti
L'Italien Lorenzo Musetti Photo AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski
2021-08-08T21:35:56Z
2021-08-09T02:52:12Z

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Cela fera bientôt un an que le tennis professionnel a repris ses activités, après avoir reporté, voire annulé, de nombreux tournois début 2020 en raison de la pandémie de COVID-19.  

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Mais, comme dans la majorité des autres sphères de la vie quotidienne, le retour à la normale n’est pas pour tout de suite. Au Canada, où l’Omnium Banque Nationale se déroule cette semaine après une pause d’un an, les participants doivent demeurer à l’hôtel quand ils ne sont pas au stade.  

L’Italien Lorenzo Musetti ne semble d’ailleurs pas avoir saisi la directive et a été chassé du tournoi pour avoir quitté l’environnement protégé de Toronto. 

Même si elles reconnaissent la chance qu’elles ont de pratiquer leur sport alors que des millions de personnes ont vu leur vie chamboulée, les meilleures raquettes de l’ATP et de la WTA ont encore aujourd’hui de la difficulté à s’habituer aux nombreuses contraintes liées à la pandémie. 

Voici quelques commentaires de certains adeptes de la balle jaune au sujet de celles-ci.

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Daniil Medvedev
Daniil Medvedev Photo AFP

« Le plus dur, c’est que tous les pays ont des règles différentes. Je me sens mal pour Lorenzo Musetti. Comme les règles sont strictes ici [à Toronto], il devait être disqualifié. Le problème, c’est qu’ailleurs, ils reçoivent une amende de 5000 $ pour avoir contrevenu aux règles. De mon côté, je suis allé à Universal Studio à Orlando il y a deux semaines. Il y avait deux millions de personnes et le masque n’était pas obligatoire. Je reviens ici et je ne peux pas quitter ma chambre. Je ne dis pas qui a raison et qui a tort, mais je peux comprendre les joueurs qui se sentent déprimés. » 

– Daniil Medvedev, Russie, 2e joueur mondial


Aryna Sabalenka
Aryna Sabalenka Photo Martin Chevalier

« On s’entraîne tout le temps en ne sachant jamais si le tournoi s’amorcera. Pendant un mois, je dirais que j’avais oublié comment jouer. Après ça, en disputant plus de compétitions, j’ai retrouvé mon tennis. [...] Parfois, la vie dans une bulle est lassante. Il y a des moments où je pensais à l’avant-pandémie et je commençais pratiquement à pleurer, en souhaitant que la vie redevienne comme avant. » 

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– Aryna Sabalenka, Bélarus, 3e joueuse mondiale


Rafael Nadal
Rafael Nadal Photo AFP

« La semaine dernière, nous avions une vie normale à Washington et cette fois, nous revenons dans un environnement très strict. Ce n’est pas facile. Je pense que c’est encore plus dur pour ceux qui jouent depuis longtemps. Les jeunes ont plus d’énergie, et pour eux, tout est encore nouveau. Mais nous ne pouvons quand même pas trop nous plaindre. Le monde entier traverse une période difficile, des gens meurent, perdent leur emploi, souffrent. Nous, au moins, nous avons la chance d’être ici. » 

– Rafael Nadal, Espagne, 3e joueur mondial


« Le plus difficile, c’est d’être contrôlé par autant de gens à chaque mouvement que vous faites. On ne peut pas prendre de décisions. On doit suivre des protocoles, qui ne vont pas toujours en notre faveur. Je ne vous le cacherai pas, il y a des moments où je deviens vraiment fâché. » 

– Stefanos Tsitsipas, Grèce, 4e joueur mondial


Garbine Muguruza
Garbine Muguruza Photo Martin Chevalier

« Ce qui est le plus difficile, c’est de ne pouvoir sortir de la bulle. Ils veulent préserver votre santé, mais ils vous enlèvent votre liberté. Ça peut être ennuyant semaine après semaine de ne pouvoir prendre un café ou de marcher dans la ville. Ces activités vous donnent de l’oxygène et vous permettent d’apprécier davantage les événements. » 

–  Garbine Muguruza, Espagne, 9e joueuse mondiale

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