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Le rêve d'une vie pour cette gardienne de but: «Je pense que ça ne m’a pas encore frappée, que je suis à la Coupe du monde»

Comme troisième gardienne, elle veut emmagasiner un maximum d'expérience pour 2027

Lysianne Proulx a déjà participé à la Coupe du monde quand elle était plus jeune, mais c'est sa première participation avec l'équipe senior.
Lysianne Proulx a déjà participé à la Coupe du monde quand elle était plus jeune, mais c'est sa première participation avec l'équipe senior. PHOTO FOURNIE PAR Canada Soccer
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-07-19T08:25:00Z
2023-07-19T20:27:33Z

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Lysianne Proulx a souvent été appelée en équipe nationale quand elle était plus jeune, mais c’est la première fois qu’elle participera à la Coupe du monde senior. 

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La gardienne de but de 24 ans, originaire de Boucherville, sait très bien à quoi s’attendre lors de son séjour en Océanie.

«Je suis plus là pour l’expérience et pour soutenir mes coéquipières, confie celle qui est consciente d’être troisième dans la hiérarchie des gardiennes. Mais évidemment, j’aimerais être du côté de la pression.

«Je veux apprendre le plus possible et tout absorber pour la prochaine fois. J’espère que dans quatre ans, ça sera mon tour. Je veux voir comment tout fonctionne, ce que je dois faire et ce que je dois éviter de faire. Je veux amasser le plus de bagages possible pour que la transition vers le prochain tournoi soit la plus facile possible.»

Elle a tout de même déjà goûté à l’équipe senior en participant au Championnat féminin de la CONCACAF en 2022.

«J’étais prête mentalement pour le challenge. Je revenais d’une opération au poignet et je sortais de six mois de réadaptation. C’est arrivé au bon moment dans ma carrière, dans une période de croissance.»

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Un rêve

Proulx est donc très terre-à-terre en pensant à ce tournoi, même s’il revêt quelque chose d’indéniablement spécial.

«C’est un rêve, j’y pensais depuis que j’étais tout jeune. J’ai eu la chance d’en faire partie quand j’étais U17 et U20, mais ce n’est vraiment pas la même chose.»

Au moment de l’interview avec Le Journal, une semaine avant le début du tournoi, Proulx n’avait pas encore pris la pleine mesure de ce qui lui arrivait.

«Je pense que ça ne m’a pas encore frappée, que je suis à la Coupe du monde. Je suis la troisième gardienne, alors je ne reçois pas la même pression.»

Encadrement

À 24 ans, elle a la maturité nécessaire pour faire sa place au sein de l’effectif. Après tout, elle a joué à l’université, à Syracuse, et elle évolue désormais dans les rangs professionnels avec SCU Torreense, une équipe de seconde division du Portugal.

Mais elle a tout de même trouvé une oreille attentive auprès de ses coéquipières Kailen Sheridan et Sabrina D’Angelo. Et elle a beaucoup d’estime pour celles-ci.

«Les vétéranes m’ont naturellement prise sous leur aile, elles m’aident beaucoup et je peux poser beaucoup de questions. Les deux sont très ouvertes à partager leur expérience. Il n’y a pas beaucoup de gens qui sont comme elles.

«Sheridan, pour moi, est la meilleure gardienne au monde et elle est prête à aider la deuxième et la troisième, c’est quelque chose qui est rare de la part de quelqu’un avec qui tu es en compétition pour un poste.»

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