Coupe du monde féminine, Gabrielle Carle: «Je sais ce que ça prend pour gagner une médaille d'or»
Elle n’a que 24 ans, mais en sera à son deuxième Mundial.


Dave Lévesque
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À 24 ans, Gabrielle Carle est en passe de devenir une des joueuses d’expérience au sein de l’équipe nationale du Canada.
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La Lévisienne en sera à sa seconde Coupe du monde, ayant aussi participé au tournoi tenu en France, il y a quatre ans, soit avant la pandémie de COVID-19.
Ça semble très loin, tout ça, surtout qu’elle a eu la chance de remporter la médaille d’or aux Jeux olympiques de Tokyo de 2020, qui ont finalement été présentés en 2021, toujours en raison de la pandémie.
«On ne peut pas tout contrôler dans la vie et il faut savoir s’adapter, alors la vie devient plus facile dans ce temps-là», confie celle qui affiche un calme enviable.
«Maintenant, je sais ce que ça prend pour gagner une médaille d’or, la mentalité que ça prend pour gagner un tournoi de cette importance.»
Expérience
Quand on a discuté avec Carle, elle était en Australie depuis quelques jours à peine et était encore affectée par le décalage horaire de 14 heures. Elle n’avait pas encore eu le temps de s’imprégner de l’atmosphère de la Coupe du monde.
Mais cette expérience devrait être différente de ce qu’elle a vécu lors de sa première participation.
«C’est la deuxième, mais ça reste une Coupe du monde, je me prépare de manière similaire. Je crois que celle-ci sera plus grosse et plus médiatisée que celle de 2019 et je suis très heureuse d’y participer.
«En 2019, c’était ma première expérience, tout était nouveau, c’était grandiose et je ne savais pas exactement à quoi m’attendre. Cette année, j’arrive beaucoup plus calme et concentrée.»
De retour
Gabrielle Carle a disputé sa carrière universitaire avec les Seminoles de Florida State. Elle a par la suite pris le chemin de la Suède, où elle a évolué avec Kristianstads DFF.
«La Suède, comme première expérience professionnelle, c’était parfait pour moi, un bon mélange de technique et de jeu physique.»
Depuis quelques semaines, elle est de retour en Amérique du Nord puisqu’elle s’est jointe au Spirit de Washington de la National Women’s Soccer League (NWSL).
«En NWLS, c’est plus physique, beaucoup de jeu de transition et il y a un niveau très élevé, surtout chez les attaquantes.
«Comme défenseuse, ça m’apporte de la compétition chaque fin de semaine, ça me donne beaucoup d’expérience et ça équivaut souvent à jouer un match international avec la qualité des joueuses qu’on a.»
Avec son amie
Cette Coupe du monde est d’autant plus particulière pour Gabrielle Carle qu’elle la vivra avec sa bonne amie Évelyne Viens, qui était aussi à ses côtés à Tokyo.
«C’est incroyable de vivre une Coupe du monde. Le vivre avec ta meilleure amie, c’est quelque chose que peu de gens peuvent faire.»
Viens est originaire de L’Ancienne-Lorette, à quelques minutes de Lévis, et était aussi la coéquipière de Gabrielle Carle en Suède, où l’attaquante évolue toujours.
C’est donc une chance unique qu’elles ont de vivre les plus grands moments de leurs carrières ensemble.