LPHF: La bande à Marie-Philip Poulin aura un visage bien différent la saison prochaine

Mylène Richard
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Il n’y a pas qu’Ann-Sophie Bettez qui aimerait revenir avec l’équipe de hockey féminin de Montréal. Un total de 15 joueuses, sans compter les réservistes, n’ont plus de contrat en poche et font face à l’inconnu.
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Certaines écoperont puisque la directrice générale, Danièle Sauvageau, pourra améliorer sa formation, qui a cruellement manqué de profondeur en séries, lors du repêchage en juin. Une centaine d’Européennes, qui n’avaient pas quitté leur ligue l’hiver dernier, seront disponibles, à l’instar de joueuses universitaires.
«Mon but est de rester à Montréal, de me refaire une place dans l’alignement», a dit Daoust la semaine dernière, la défenseure étant prête à accepter n’importe quel rôle.
À la ligne bleue, seulement Erin Ambrose (finaliste au titre de défenseure de l’année dans la LPHF), Dominika Laskova et Kati Tabin ont une entente valide pour la prochaine saison, tout comme la gardienne Ann-Renée Desbiens et les attaquantes Marie-Philip Poulin, Laura Stacey, Kristin O’Neill, Maureen Murphy et Kennedy Marchment.

Un stress
Invitée au camp comme Daoust, c’est avec les remplaçantes que Dubois a entamé la campagne. En raison de blessures et de son style robuste, elle a réussi à décrocher un poste régulier.
«Je suis reconnaissante de la chance qu’on m’a donnée. Quand tu commences comme joueuse de réserve, tu ne penses pas avoir un impact sur l’équipe. Ça m’a donné une grande confiance en moi de pouvoir jouer et avec n’importe qui [dont Poulin]», a relaté Dubois.
Toutefois, l’attaquante de Québec a avoué que sa situation contractuelle l’angoissait.
«Je vous mentirais en disant que je ne suis pas stressée. [...] Ce stress et cette adrénaline peuvent nous rendre meilleures. C’est juste bon pour la ligue. On veut que les meilleures jouent», a ajouté celle qui, à 28 ans, ne pense plus à s’exiler en Europe.

Pour le mieux
Les points d’interrogation sont nombreux à Montréal. La gardienne Elaine Chuli, qui a présenté les meilleures statistiques de la LPHF, sera-t-elle de retour? Mélodie Daoust pourra-t-elle jouer plus souvent? Le visage du club changera assurément.
«Ça fait partie du sport professionnel. C’est ce qu’on voulait créer. Il y a des échanges, des filles qui sont parties, d’autres qui sont arrivées», a relativisé Poulin.
«Le calibre ne fera qu’augmenter et ça nous poussera à sortir de notre zone de confort. Ce que vous avez vu sur la patinoire ne fera que s’améliorer», a avancé Desbiens.
