À VOIR: Ann-Renée Desbiens fond en larmes en conférence de presse

Mylène Richard
Partager
Ce n’est pas parce qu’Ann-Renée Desbiens évolue officiellement chez les professionnelles pour la première fois de sa carrière que la défaite est plus facile à digérer.
• À lire aussi: [EN PHOTOS] LPHF: Poulin, Desbiens et Stacey rivalisent avec Suzuki, Caufield et McDavid dans le cœur des enfants
• À lire aussi: [VIDÉO] LPHF: comme Cole Caufield, Ann-Renée Desbiens a ses chaussures uniques
• À lire aussi: LPHF: Ann-Renée Desbiens réplique à Jon Cooper et ses propos sexistes
Après avoir été éliminée à la suite d’un troisième revers consécutif en prolongation face à Boston, la gardienne de la formation montréalaise de la ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF) n’a pu retenir ses larmes en conférence de presse, mardi soir, au Massachusetts.
Déjà, la fierté de Charlevoix ne pouvait pas cacher sa tristesse, tout comme sa coéquipière Sarah Lefort, lorsque son entraîneuse Kori Cheverie s’est adressée aux médias.
«C’est certain qu’il y a beaucoup de déception. Comme Kori l’a mentionné, on a bien joué pour la majorité de la série. On n’a pas réussi à avoir les bonds qui rentraient dans le filet de l’autre côté. Donc, félicitations à Boston. Elles ont réussi à gagner trois parties et à passer au prochain tour. On va retourner à la maison, nos vacances commencent et on va réévaluer la saison», a d’abord mentionné Desbiens.

En parlant des fans
Puis, pendant qu’une journaliste lui demandait ce qu’elle voudrait dire aux amateurs, la championne olympique a senti l’émotion l’envahir.
«On tient vraiment à leur dire merci. C’était de loin la meilleure foule qu’on aurait pu demander. Partout dans la ligue, on a vu le support tout le long de la saison, en séries, à distance aussi. Donc, je suis fière d’avoir joué pour l’équipe de Montréal, devant les meilleurs partisans», a-t-elle répondu avant de prendre une longue pause.

Elle a craqué
Desbiens a ensuite craqué alors qu’une question était posée à Cheverie, assise à sa gauche. Pendant que la coach s’exprimait, les joues de la cerbère de 30 ans sont devenues humides et elle a tenté de les essuyer à l’aide de ses deux mains. Elle a fait preuve d’un grand professionnalisme en poursuivant le point de presse.
«Je ne dirais pas qu’on était fatiguées, on a fait un bon travail pour récupérer [après une défaite de 2 à 1 en troisième prolongation, samedi, à Laval]. On a eu un excellent début de match, une excellente deuxième période, on était là. On a peut-être trop essayé en troisième période et c’est peut-être ce qui nous a coûté la partie. Mais ce n’est définitivement pas un manque de récupération. Je suis vraiment fière de tout ce que mes coéquipières ont accompli aujourd’hui [mardi]», a souligné la numéro 35.

Les trois femmes ont pris le temps de répondre aux questions des journalistes pendant 10 minutes.
Montréal s’est inclinée 2 à 1, 2 à 1 et 3 à 2, chaque fois en prolongation, devant Boston, qui affrontera en finale Toronto ou Minnesota.
▶ Par ailleurs, Kori Cheverie est finaliste au titre de l’entraîneur de l’année dans la LPHF, à l’instar de Courtney Kessel, de Boston, et de Troy Ryan, de Toronto. L’équipe de la Ville Reine a dominé le classement en saison régulière avec 47 points, suivie de Montréal (41) et de Boston (35). Les gagnants des différents prix seront connus en juin.