LPHF: la retraite peut attendre pour Ann-Sophie Bettez


Mylène Richard
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L’heure de la retraite n’a pas encore sonné pour Ann-Sophie Bettez. Blessée au genou droit, l’attaquante ne veut pas conclure sa carrière sur cette mauvaise note.
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Ayant longtemps brillé dans la métropole québécoise, avec le Collège Dawson, l’Université McGill, les Stars, les Canadiennes et la Force, Bettez désirait vivre l’expérience de la nouvelle Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF).
«Je savais qu’il allait avoir une ligue professionnelle éventuellement qui allait être là pour rester, mais je ne pensais pas pouvoir y participer et en bénéficier. C’est un moment historique», a insisté la Septilienne devant les journalistes qui l’entouraient dans le vestiaire de la formation montréalaise à l’Auditorium de Verdun, vendredi dernier, lors du bilan de fin de saison.
Traînant de petits bobos et victime d’une collision à l’entraînement, Bettez n’a pas joué depuis le 10 mars. Jamais elle n’a été aussi longtemps sur la touche. Celle ayant assisté impuissante à la dernière partie des siennes, le 14 mai contre Boston, assise dans son divan, souhaite signer un nouveau contrat avec Montréal.
«Finir une carrière comme ça, ça serait un peu plate, a reconnu la Québécoise de 36 ans, la deuxième joueuse plus âgée de la LPHF, après Gigi Marvin (37 ans), de Boston. J’ai vécu de beaux moments et j’aimerais être capable de revenir pour terminer d’une meilleure façon.»

Jouer ailleurs?
Portant une attelle à la jambe droite et se déplaçant avec des béquilles, Bettez a raconté avoir discuté avec des athlètes à la retraite afin de comprendre leur processus.
«On m’a dit que j’allais le savoir. J’ai l’impression que je n’ai pas eu ce message. J’ai encore l’énergie, j’ai encore la forme. La passion pour le sport est tellement là et c’est ce qui m’a permis de me rendre ici [dans la LPHF]», a assuré l’auteure de cinq points en 15 rencontres.
Et si une autre équipe manifestait de l’intérêt, accepterait-elle de déménager?
«C’est difficile à dire, j’ai un fort sentiment d’appartenance à Montréal. J’aimerais rester, mais s’il n’y a pas de place pour moi et qu’il y a d’autres offres ailleurs, je vais y réfléchir», a répondu la planificatrice financière, qui aimerait que le circuit se dote de clubs-écoles afin d’augmenter le bassin de remplaçantes.

Une rondelle historique
Derrière Bettez, sur la tablette de son casier, il y avait une rondelle spéciale. Elle y est depuis le match inaugural du 2 janvier. Elle a inscrit le premier but en prolongation de la LPHF, procurant une première victoire à Montréal.
«Je m’en rappelle comme si j’étais hier. Kristin O’Neill qui travaille dans le coin. Il y avait Kati Tabin. Je suis arrivée d’en arrière du filet, ç’a pogné un bâton, la rondelle est là, je me tourne en lançant. On marque. On est à Ottawa. C’est la première fois que Marie-Philip Poulin se fait huer, lors d’un tir de pénalité, au Canada», a-t-elle raconté.
Bettez ne sait pas encore ce qu’elle fera de cette rondelle historique, mais elle sait qu’elle ne veut pas que son histoire prenne fin aujourd’hui.
