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L’investisseur futé: où les Québécois placent-ils leur argent?

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Photo portrait de Sylvain Larocque

Sylvain Larocque

2025-11-08T05:00:00Z

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Dans cette chronique, nous vous donnons des idées concrètes pour placer votre argent.

FNB, fonds communs de placement, CPG, actions... Quels sont les investissements les plus populaires au Québec? Jai épluché les données disponibles et mes constats vont peut-être vous surprendre!

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Commençons par un graphique. Il représente la répartition des actifs dans l’ensemble des comptes de courtage (Wealthsimple, Disnat, Financière Banque Nationale, etc.), selon les données de l’Institut de la statistique du Québec.

Source: Institut de la statistique du Québec. Infographie Le Journal.
Source: Institut de la statistique du Québec. Infographie Le Journal.

Attention: ce graphique exclut les actifs détenus par l’entremise des succursales bancaires et des caisses Desjardins. J’en parle plus loin dans cette chronique.

Fonds communs de placement: 364 G$

Ces fonds, qui existent depuis des décennies, sont les produits financiers les plus prisés des Québécois, et de loin. En juin 2024, les Québécois détenaient plus de 364 G$ dans des fonds communs, que ce soit par le biais de REER, de CELI ou de comptes non enregistrés.

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La moitié des 364 G$ se trouve dans des caisses Desjardins et dans des succursales bancaires et l’autre, dans des comptes de courtage.

Les fonds les plus populaires? Les fonds équilibrés (60% actions et 40% obligations) avec 141 G$ d’actifs, les fonds d’actions avec 136 G$ et les fonds d’obligations avec 66 G$.

Actions: 273 G$

C’est là, pour moi, la première surprise de cette petite recension. Les Québécois détiennent beaucoup, beaucoup d’actions d’entreprises! C’est le type de placement qui offre les meilleures possibilités de rendement, mais aussi celui qui est, objectivement, le plus risqué.

Les clients des courtiers à escompte (Wealthsimple, Disnat, BNCD, etc.) sont particulièrement friands des actions. Celles-ci comptent pour 65% des actifs placés auprès des courtiers à escompte, contre 43% de ceux investis par l’entremise des courtiers de plein exercice (Valeurs mobilières Desjardins, Financière Banque Nationale, etc.).

CPG: 264 G$

Longtemps négligé, le certificat de placement garanti (CPG) a retrouvé ses lettres de noblesse avec la hausse soudaine des taux d’intérêt, en 2022. Les actifs détenus dans ce produit ont doublé depuis 2020, d’après les données de la Banque du Canada et du Mouvement Desjardins.

Cette catégorie comprend les placements garantis liés aux marchés, très populaires, qui permettent de bénéficier partiellement du rendement des bourses sans risquer son capital de départ.

FNB: 49 G$

Voilà la deuxième surprise de cet exercice. Malgré l’abondante couverture médiatique des fonds négociés en bourse (FNB) depuis au moins 10 ans, ceux-ci ne représentent encore qu’une infime portion des actifs financiers des Québécois.

C’est dommage, parce que les FNB sont une excellente façon d’obtenir une exposition très diversifiée aux marchés boursiers et obligataires, et ce, à très faible coût.

Comment expliquer le poids modeste qu’occupent les FNB dans nos portefeuilles? D’abord, ce sont des produits qui sont encore relativement jeunes.

Et surtout, ils sont moins accessibles que les fonds communs de placement ou les CPG, qu’on peut facilement acheter auprès de sa banque ou de sa caisse. Pour investir dans des FNB, il faut absolument un compte de courtage (qui n’est pas vraiment difficile à ouvrir, cela dit).

Obligations: 45 G$

Ici, personne ne tombera en bas de sa chaise: les obligations (prêts à des gouvernements, des municipalités et des entreprises) sont le type de placement le moins populaire au Québec.

Ce sont des produits difficiles à comprendre pour le commun des mortels et relativement complexes à acheter (il faut un compte de courtage et surtout, savoir comment ça marche).

Les obligations restent quand même une composante fondamentale dans un portefeuille. La plupart des Québécois qui y investissent le font en utilisant des fonds communs ou des FNB.

Avez-vous des idées de sujets pour cette chronique? Écrivez-moi: sylvain.larocque@quebecormedia.com .

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