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LHJMQ: L’inexpérience a eu raison du Drakkar

Les joueurs du Drakkar de Baie-Comeau après avoir perdu le quatrième match de la finale de la LHJMQ, mardi, au Centre Marcel-Dionne de Drummondville.
Les joueurs du Drakkar de Baie-Comeau après avoir perdu le quatrième match de la finale de la LHJMQ, mardi, au Centre Marcel-Dionne de Drummondville. Photo fournie par la LHJMQ, VINCENT ETHIER
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-05-15T20:53:36Z

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DRUMMONDVILLE | Le Drakkar voulait apprendre à gagner cette saison. Avec 53 victoires durant le calendrier régulier et 12 en séries, il peut dire mission accomplie. Toutefois, Baie-Comeau a frappé un mur en finale de la LHJMQ.

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Les Voltigeurs l’ont ramené sur terre avec un coup de balai. Pour l’entraîneur-chef et directeur général du Drakkar, Jean-François Grégoire, l’expérience a fait la différence.

«Le niveau de jeu et le [rythme] étaient très élevés. Dans ce temps-là, tu dois être capable de prendre une décision rapidement et même si on a fait des scénarios tout l’hiver pour reproduire ça, c’est là que [ça comptait]», a analysé Grégoire, mardi soir, au terme d’un ultime revers de 4 à 3 à Drummondville.

«Peut-être que quand on ne marquait pas le premier but, on paniquait un peu», a admis le capitaine Isaac Dufort, invité au dernier camp du Canadien.

«C’était ma dernière chance de gagner dans le junior», a ajouté avec émotion le Lavallois qui considère Baie-Comeau comme sa «deuxième maison».

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Le capitaine du Drakkar, Isaac Dufort, lutte avec le défenseur des Voltigeurs Vsevolod Komarov.
Le capitaine du Drakkar, Isaac Dufort, lutte avec le défenseur des Voltigeurs Vsevolod Komarov. Photo fournie par la LHJMQ, VINCENT ETHIER

Des espoirs et des champions

Même si le grand défenseur Maveric Lamoureux, un espoir des Coyotes, n’était qu’un spectateur attentif – sa saison est terminée en raison d’une blessure au haut du corps – les Voltigeurs pouvaient compter sur quatre joueurs repêchés dans la LNH: les arrières Mikaël Diotte (Devils du New Jersey) et Vsevolod Komarov (Sabres de Buffalo) ainsi que les attaquants Ethan Gauthier (Lightning de Tampa Bay) et Alexis Gendron (Flyers de Philadelphie).

Du côté de la formation de la Côte-Nord, il n’y avait que le défenseur Angus Booth (Kings de Los Angeles) et l’avant Justin Gill (Islanders de New York).

De plus, Drummondville est allé chercher, en cours de saison, trois champions du trophée Gilles-Courteau et de la coupe Memorial avec les Remparts de Québec l’an dernier, soit Mikael Huchette, Komarov et Kassim Gaudet. C’est ce qu’on appelle avoir du bagage.

«On s’est battu, on s’est rendu ici, on s’est donné le privilège et le droit d’être en finale, a soutenu le pilote du Drakkar. [...] Tout le monde peut se regarder et avoir la tête haute. Ils ont tout essayé. Il ne faut pas avoir de regret.»

Jean-François Grégoire a félicité son homologue Sylvain Favreau.
Jean-François Grégoire a félicité son homologue Sylvain Favreau. Photo fournie par la LHJMQ, VINCENT ETHIER

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Incapable d’enlever son chandail

Pendant que les Voltigeurs festoyaient sur la glace du Centre Marcel-Dionne avec leurs proches, le Drakkar vidait son vestiaire.

«Quand tu vois l’équipe adverse remporter ce que tu attends durant toute une carrière, c’est difficile, a soupiré Gill. Mais on a tout donné. On a prouvé jusqu’à la fin qu’on était une équipe qui n’abandonnait pas. On a manqué de chance un peu. Ils ont fait un bon travail et la meilleure équipe a gagné.»

L’auteur du deuxième but des siens et de 98 points en saison régulière s’est présenté devant les journalistes avec encore une partie de son équipement sur le dos.

«C’était ma dernière game junior à vie, alors j’avais de la misère à enlever mon chandail. C’est le trainer qui me l’a enlevé parce qu’il devait faire le lavage et ranger les choses.»

Justin Gill et Angus Booth lors de l'hymne nationale, mardi.
Justin Gill et Angus Booth lors de l'hymne nationale, mardi. Photo fournie par la LHJMQ, VINCENT ETHIER

Un avenir prometteur

DRUMMONDVILLE | Dernier, 16e, 10e et premier. Ce sont les rangs où le Drakkar a terminé lors des quatre dernières campagnes. Une progression qui a même surpris un peu Jean-François Grégoire.

Le coach et DG de l’année dans la LHJMQ avait raconté au Journal en début de semaine que l’arrivée d’un marqueur naturel comme Justin Poirier l’avait forcé à bien l’entourer de «vaillants guerriers». À 16 ans, le petit attaquant de 5 pi 8 po a inscrit 28 buts. Cette saison, il en a réussi 51.

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«Nos jeunes ont progressé. Ce n’est pas une ligue de 17 ans, mais quand tu vois un gars comme Justin Poirier qui en marque 18 [en 17 matchs éliminatoires], c’est vraiment intéressant pour le futur. Nos autres 17 ans comme Alexis Bernier et Raoul Boilard, qui avaient des rôles importants, ont grandi.»

L'attaquant du Drakkar de Baie-Comeau Justin Poirier lors de la finale de la LHJMQ.
L'attaquant du Drakkar de Baie-Comeau Justin Poirier lors de la finale de la LHJMQ. Photo fournie par la LHJMQ, VINCENT ETHIER

«On aurait aimé un scénario différent, mais il y a des choses qui peuvent servir pour le futur», a poursuivi Grégoire, qui se rappelle que 1200 personnes, selon son estimation, avaient assisté à un match intraéquipe en août, signe qu’il «se passait quelque chose» de spécial à Baie-Comeau.

«Je ne vois pas pourquoi ce noyau de joueurs ne pourrait pas refaire un parcours comme celui-ci dans les deux prochaines années», a renchéri Justin Gill, qui, à 21 ans, réalise que les «plus belles années de [sa] vie» ont passé en un claquement de doigts.

Alexis Bernier
Alexis Bernier Photo fournie par la LHJMQ, VINCENT ETHIER

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