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LHJMQ: le joueur des grandes occasions à Drummondville

Ethan Gauthier «amène sa “game” à un autre niveau durant les séries», selon son entraîneur

Marc-Olivier Beaudry et Ethan Gauthier, des Voltigeurs de Drummondville, lundi, au Centre Marcel-Dionne.
Marc-Olivier Beaudry et Ethan Gauthier, des Voltigeurs de Drummondville, lundi, au Centre Marcel-Dionne. Photo fournie par les Voltigeurs de Drummondville, Ghyslain Bergeron
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-05-14T23:00:00Z

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DRUMMONDVILLE | Quand Ethan Gauthier est revenu au bercail l’été dernier, il n’avait qu’un objectif: ramener un championnat après 15 ans dans la ville qui l’a vu grandir.

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Afin d’atteindre son but, Gauthier a mis le paquet. Il est l’un des joueurs des grandes occasions chez les Voltigeurs. Le p’tit gars de Drummondville a notamment donné la victoire aux siens lors du deuxième match de la finale face au Drakkar, à Baie-Comeau, un gain de 1 à 0 en prolongation. L’attaquant de 5 pi et 11 po et 186 lb a remis ça lundi avec deux filets et une aide pour procurer une avance de 3 à 0 à son club dans la confrontation ultime.

«C’est un joueur qui se lève dans les gros moments. Il amène sa game à un autre niveau durant les séries. On l’a vu dès le début, contre [les Sea Dogs de] Saint John», a rappelé son entraîneur Sylvain Favreau, lundi, après une victoire de 6 à 2.

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Ethan Gauthier a tenté de décocher un tir sur le gardien Charles-Édward Gravel, du Drakkar de Baie-Comeau, mais le défenseur Alexis Bernier s'est interposé, lundi.
Ethan Gauthier a tenté de décocher un tir sur le gardien Charles-Édward Gravel, du Drakkar de Baie-Comeau, mais le défenseur Alexis Bernier s'est interposé, lundi. Photo fournie par les Voltigeurs de Drummondville, Ghyslain Berg

Plus discipliné

C’est l’une des raisons pour lesquelles Drummondville est allé le chercher. Le fils de Denis Gauthier, un ancien défenseur de la LNH, aujourd’hui commentateur et conseiller spécial chez les Voltigeurs, a aussi de l’expérience au printemps. Avec le Phoenix de Sherbrooke, il s’est incliné deux fois en demi-finale.

«Je l’ai vécu l’an dernier d’être en avance 2 à 0 et d’en perdre quatre de suite. On n’est pas à l’abri de rien. On ne tient rien pour acquis», avait-il dit au Journal avant la rencontre de lundi.

L’espoir du Lightning de Tampa Bay a amélioré son jeu défensif, lui qui a été étonné de blanchir la puissante attaque du Drakkar lors des deux premières parties. Il est également plus discipliné avec seulement quatre minutes de punition en 18 matchs éliminatoires, ce qui lui a permis d’amasser 13 buts et 11 aides, avant l’affrontement de mardi soir.

Des papillons
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Pour un joueur «émotif» et «énergique» comme Gauthier, disputer la finale au Centre Marcel-Dionne lui permet de se nourrir de l’énergie des partisans, dont plusieurs portent des chandails au nom du numéro 79.

«Quand tu embarques et que tu as des petits papillons, tu sens que tu as le goût d’aller à la guerre», a indiqué le meilleur buteur des Voltigeurs en saison régulière avec 36 filets.

«Ça doit être un moment spécial pour lui, un kid de Drummond qui est capable de contribuer, de faire la différence. Il l’a fait toute la saison, mais il est à une autre étape en séries», a observé Favreau.

De coéquipiers à ennemis

Ce qui est aussi spécial pour Gauthier, c’est de croiser le fer avec son bon ami Justin Gill, aux côtés de qui il a «joué 90% du temps sur la même ligne» à Sherbrooke.

«C’est quasiment le même feeling que quand je jouais à 16 ans et que j’affrontais mon frère [Kaylen, des Voltigeurs].»

Avant la confrontation, les deux copains se sont échangé des textos polis: «On se voit en finale. Bonne chance, et que le meilleur gagne.»

«On a mis l’amitié de côté pendant la série et elle va revenir après», a assuré au Journal Gill, auteur de 98 points, dont 40 buts, à sa première campagne sur la Côte-Nord.

Justin Gill, du Drakkar de Baie-Comeau.
Justin Gill, du Drakkar de Baie-Comeau. Photo fournie par le Drakkar de Baie-Comeau, Kassandra Blais Phographie

«Le sortir un peu de sa partie»

Gauthier n’a pas sa langue dans la poche et il a l’habitude de jaser sur la patinoire, un facteur qui n’embête pas Gill.

«On s’apprécie vraiment et c’est impossible qu’on se niaise sur la glace. On se concentre sur notre tâche. Je sais que c’est un gars qui joue avec beaucoup d’émotion, qui est physique, alors si je suis capable de finir mes mises en échec, peut-être que ça va le sortir un peu de sa partie. Mais on garde le focus sur nous et notre équipe, alors on n’essaie pas trop de jouer dans la tête de l’autre», a soutenu le plus récent choix de cinquième tour des Islanders de New York.

Une chose est certaine, l’un des deux soulèvera le trophée Gilles-Courteau.

«Je suis convaincu qu’à la fin, on sera fier l’un de l’autre», a garanti Gauthier.

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