LHJMQ: L’entraîneur des Voltigeurs ne regrette pas sa décision


Mylène Richard
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DRUMMONDVILLE | Sylvain Favreau avait surpris l’été dernier le monde du hockey junior en remettant sa démission aux Mooseheads après avoir mené Halifax à la finale de la LHJMQ. Une semaine plus tard, il devenait l’entraîneur-chef des Voltigeurs. Une décision qu’il ne regrette pas.
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Une saison plus tard, le Franco-Ontarien se retrouve une fois de plus à l’étape ultime du circuit, mais avec une équipe différente.
L’arrivée d’un nouveau propriétaire américain, Sam Simon, en Nouvelle-Écosse en février a chamboulé les plans de Favreau, à qui il restait un an à son contrat.
«J’avais été engagé par Bobby Smith. Quand il a vendu, j’ai fait un choix personnel. J’ai adoré travailler pour Smith et pour Cam Russell, le directeur général», a mentionné au Journal celui qui faisait partie des Mooseheads depuis six ans.
«C’était basé sur des valeurs. J’avais besoin d’un renouveau. J’ai une carrière à gérer et je devais faire le bon choix», a-t-il ajouté prudemment.
Acheter de l’expérience
Au Centre-du-Québec, Favreau avait une formation mature à qui il ne manquait pas grand-chose pour aspirer aux honneurs.
«Mon challenge était de bien me positionner à Noël pour forcer la main à notre directeur général [Yanick Lemay] d’être dans le marché des acheteurs. On s’est renforcé avec de très bons joueurs, mais aussi avec du caractère et de l’expérience avec les Vsevolod Komarov, Mikael Huchette, Alexis Gendron, Noah Reinhart et Kassim Gaudet», a-t-il énuméré.
Komarov, Huchette et Gaudet étaient d’ailleurs avec les Remparts, qui ont éliminé les Mooseheads de Favreau en finale, avant de soulever la coupe Memorial.
«C’est définitivement plus le fun de les avoir dans mon camp! a laissé tomber l’homme de 46 ans. [...] J’ai aussi une pensée pour les gars qui sont à Drummondville depuis quatre ans, qui ont peut-être connu des jours plus sombres.»

Des leçons
L’ancienne troupe de Favreau était à trois minutes de forcer une septième partie le printemps dernier face aux Remparts. Mais une bévue défensive a été dévastatrice.
«J’ai appris que c’est la constance qui gagne les matchs, c’est l’équipe qui est capable de garder le cap, de jouer de la bonne façon. [...] Tous les détails sont importants, au début, au milieu ou à la fin d’un match. C’est cliché, mais il n’y a pas d’autre recette.»
Calme olympien
Sur sa route en 2023, Favreau et les Mooseheads avaient envoyé en vacances le Phoenix de Sherbrooke et Ethan Gauthier en demi-finale. Il dirige aujourd’hui le jeune attaquant.
«S’il y a une chose qui m’avait impressionné de Sylvain, c’est le calme qu’il dégageait, même après avoir perdu deux matchs à la maison, a dit Gauthier. Il a sa façon de gérer les émotions et la vibe du groupe. Il nous permet de toujours y croire ou de ne pas être trop confiants. On le regardait sur l’autre banc, il était calme, neutre. On se disait qu’il n’abandonnait jamais. C’est ce que je retrouve cette saison.»
Ce calme fait partie de l’ADN de Favreau. Et maintenant, toute l’organisation des Voltigeurs en profite.