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Voici les 6 marqueurs de 50 buts dans l'histoire du Canadien

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Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2026-03-28T04:00:00Z

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Le Canadien a compté six marqueurs de 50 buts au cours de la période de 45 ans s’étendant de 1945 à 1990. Le premier a été Maurice Richard, qui a réussi l’exploit lors d’un calendrier de 50 matchs.

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Guy Lafleur compte pour sa part six saisons de 50 buts ou plus à son palmarès, ce qui constitue un sommet dans l’histoire de l’équipe.

Ce reportage vous présente les six membres de ce groupe d’élite.

Cole Caufield deviendra-t-il le septième ?

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Maurice Richard entre dans la légende

18 mars 1945

Le Rocket entre dans la légende. Le 25 février 1945, il inscrit son 45e but de la saison, ce qui fait de lui le nouveau détenteur du record du plus grand nombre de buts en une saison. Joe Malone avait établi la marque précédente avec 44 buts en 20 rencontres avec le Canadien lors de la saison inaugurale de la LNH, en 1917-1918.

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Richard a ensuite huit matchs devant lui pour atteindre le plateau des 50 buts. Il y arrive lors du 50e et dernier match de la saison à Boston en déjouant Harvey Bennett alors qu’il ne reste que 2 min 15 s à jouer en troisième période. Son joueur de centre, Elmer Lach, obtient une mention d’aide sur ce but historique.

Ses célèbres compagnons de trio, Toe Blake et Lach, marquent à leur tour à 18 secondes d’intervalle, procurant une victoire de 4 à 2 au Canadien.

Le record de Richard est toutefois minimisé par certains membres de la presse anglophone qui allèguent qu’il a réussi son exploit dans une ligue affaiblie par l’absence de plusieurs joueurs mobilisés pour la Deuxième Guerre mondiale.

Ce qu’ils ne disent pas, c’est que Richard a été réformé par l’armée canadienne à cause d’une fracture à une cheville subie lors de sa première saison dans la LNH.

  • Fiche : PJ : 50 – B : 50 – A 23 – PTS : 73

Bernard Geoffrion est en feu !

16 mars 1961

Pour la première fois depuis 1942, le Canadien évolue sans les services de Maurice Richard. Le Rocket a raccroché ses patins après avoir aidé l’équipe à remporter cinq Coupes Stanley consécutives.

Mais Bernard Geoffrion prend la relève avec brio. Il terrorise les gardiens adverses avec son puissant tir frappé. Il marque à un rythme effarant.

Il est sur une lancée de 17 buts en 12 matchs lorsqu’il se rapproche à un but du chiffre magique de 50. Il reste trois matchs au calendrier du Tricolore, qui en comporte 70.

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Les Maple Leafs de Toronto sont de passage au Forum. Alors qu’il reste 5 min 45 s à jouer dans la rencontre, Geoffrion saisit une passe parfaite de la recrue Gilles Tremblay à l’embouchure du filet.

Le gardien Cesare Maniago n’y peut rien.

C’est le but !

Le Canadien dispose de ses éternels rivaux par la marque de 5 à 2.

Geoffrion a encore deux rencontres pour surpasser la marque du Rocket, mais il n’y arrivera pas.

C’en aurait été trop pour les partisans inconditionnels du Rocket qui ne lui avaient pas pardonné d’avoir devancé Richard au sommet des compteurs de la LNH, lors de la suspension de l’idole du peuple en 1955.

Ainsi, pour une deuxième fois, il termine en tête des marqueurs avec 95 points.

  • Fiche : PJ : 64 – B : 50 – A : 45 – PTS : 95

Guy Lafleur part pour la gloire !

1 / 6

29 mars 1975

Guy Lafleur suscite des interrogations après trois saisons en demi-teinte dans la LNH. Suivant les conseils de quelques coéquipiers, dont son capitaine Henri Richard, il délaisse le casque protecteur.

Difficile de dire si cet épisode a eu l’effet recherché, mais Flower sort de son cocon. Patinant à vive allure, la chevelure au vent, il devient le joueur le plus spectaculaire de la LNH.

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Rien ni personne ne lui résiste !

Après 56 matchs, il est au plus fort de la course au championnat des marqueurs avec 96 points, dont 44 buts. Une fracture au pouce de la main gauche vient cependant interrompre sa saison durant neuf matchs.

Mais il repart de plus belle à son retour au jeu. Il inscrit son 50e but aux dépens de Denis Herron des Scouts de Kansas City, devant une foule en liesse au Forum. Peter Mahovlich et Larry Robinson obtiennent des mentions d’aide dans ce match qui se solde par un triomphe de 4 à 1 en faveur du Canadien.

Lafleur n’a pas achevé son travail, puisqu’il ajoute trois buts à sa fiche pour clore la campagne avec 53 buts à son actif.

Ce n’est qu’un début, puisqu’il marque 50 buts ou plus lors des cinq saisons suivantes. En 1977-1978, il en inscrit 60, un record d’équipe qu’il partage avec Steve Shutt.

  • Fiche : PJ : 70 – B : 53 – A : 66 – PTS : 119
Voici ses cinq autres 50e buts en carrière :
  • 27 mars 1976: contre Denis Herron, des Scouts de Kansas City, au Forum. Saison de 56 buts.
  • 6 mars 1977: contre Don Edwards, à Buffalo. Saison de 56 buts.
  • 8 mars 1978: contre Jim Bedard, des Capitals de Washington, au Forum. Saison de 60 buts
  • 31 mars 1979: contre Denis Herron, des Penguins de Pittsburgh, au Forum. Saison de 52 buts.
  • 12 avril 1980: contre Rogatien Vachon, des Red Wings de Detroit, au Forum. Saison de 50 buts.
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Et de 60 pour Steve Shutt !

1er mars 1977

Steve Shutt n’est pas électrisant, mais il marque des buts. Beaucoup de buts.

L’ailier gauche du premier trio du Canadien est un poison autour du filet adverse. Il profite des moindres ouvertures et des rebonds pour marquer.

En 1975-1976, son compteur s’arrête à 45 buts en 80 matchs. Le trio qu’il forme avec Peter Mahovlich et Guy Lafleur fait des malheurs.

En 1976-1977, le Canadien évolue dans une classe à part. L’équipe de Scotty Bowman domine la ligue avec 60 victoires et seulement 8 revers, pour un total de 132 points. Elle termine la saison avec un différentiel historique de +216.

Shutt inscrit son 50e but le 1er mars 1977, avec l’aide de Jacques Lemaire et de Guy Lafleur, dans une victoire de 5 à 4 contre les Islanders de New York, à Long Island.

Glenn Resch est devant le filet des Islanders, lui qui a été appelé à remplacer Billy Smith, victime de quatre buts sur seulement sept tirs.

Le Tricolore a encore une quinzaine de matchs à disputer et Shutt en profite pour gonfler sa production à 60 buts.

La saison suivante, il trouvera le fond du filet à 49 reprises.

  • Fiche : PJ : 80 – B : 60 – A : 45 – PTS : 105
Photo d'archives, Le Journal
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Larouche réitère l’exploit

25 mars 1980

Pierre Larouche compte déjà une saison de 53 buts à son actif, lorsqu’il arrive de Pittsburgh en échange de Peter Mahovlich.

Or, s’il pouvait pratiquement tout se permettre avec les Penguins, le régime est moins permissif à Montréal sous la gouverne de Scotty Bowman. L’entraîneur réputé lui fait la vie dure jusqu’à ce qu’il quitte le Canadien pour assumer les doubles fonctions de directeur général et d’entraîneur à Buffalo.

Le Tricolore présente un visage différent après ses quatre conquêtes consécutives de la Coupe Stanley. Avec le départ de Jacques Lemaire pour la Suisse, Larouche se retrouve sur le premier trio aux côtés de Guy Lafleur et de son ailier Steve Shutt.

Le 25 mars 1980, il inscrit ses 49e et 50e buts de la saison aux dépens de Tony Esposito, dans un triomphe de 8 à 4 contre les Blackhawks de Chicago au Forum.

Quatre ans plus tard, il enfile l’aiguille 48 fois avec les Rangers de New York.

  • Fiche : PJ : 73 – B : 50 – A : 41 – PTS : 91

Richer a le sens du dramatique

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À l’image de son idole Guy Lafleur, Stéphane Richer connaît des hauts et des bas au cours de ses deux premières saisons avec le Canadien.

Sans avoir la prestance de Lafleur, Richer n’en demeure pas moins un joueur redoutable en offensive. Il possède un tir dévastateur et tire profit d’un gabarit imposant.

En 1987-1988, il répond aux attentes générales. Les amateurs le perçoivent comme la nouvelle tête d’affiche de l’attaque du Canadien.

Avec deux semaines à faire au calendrier, il totalise 45 buts. L’affaire semble dans le sac, mais Richer tombe au combat.

Une blessure le tient à l’écart du jeu pendant six matchs et il effectue son retour au jeu lors de la dernière fin de semaine de la saison, pour une série aller-retour contre les Sabres de Buffalo.

Le samedi soir, au Forum, il signe un tour du chapeau contre Darrin Puppa dans une victoire sans équivoque de 9 à 4.

Le dimanche, à l’Auditorium de Buffalo, il inscrit ses 49e et 50e buts aux dépens de Tom Barrasso, dans un verdict nul de 4 à 4.

  • Fiche : PJ : 72 – B : 50 – A : 28 – PTS : 78
Autre saison de 50 buts :
  • 24 mars 1990: contre Peter Sidorkiewicz, à Hartford. Saison de 51 buts.
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