Les judokas canadiens visent haut
Le Québécois Antoine Valois-Fortier figure parmi les favoris chez les 81 kg


Richard Boutin
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TOKYO | Dans le berceau du judo, l’équipe canadienne fera ses débuts, dimanche, avec l’entrée en scène d’Ecaterina Guica chez les 52 kg.
Que peut-on attendre des judokas québécois Antoine Valois-Fortier (81 kg) qui a remporté le bronze à ses premiers Jeux en 2012, Arthur Margelidon (73 kg), Catherine Beauchemin-Pinard (63 kg) et Guica ?
« La catégorie des 81 kg est très compétitive et les 15 premiers peuvent aspirer au podium et Antoine est l’un des aspirants, explique le directeur général et directeur de la haute performance à Judo Canada Nicolas Gill. Il a une chance de battre la majorité des judokas dans le tableau, mais les astres doivent s’aligner parce que la parité est très forte. »
La COVID a contrecarré les plans de Valois-Fortier qui avait retrouvé sa forme des beaux jours après deux opérations comme en témoigne sa médaille de bronze au championnat mondial en 2019.
« C’était l’histoire parfaite jusqu’à la COVID, explique Gill. Avec des médailles au mondial et à Paris, il était meilleur qu’il ne l’avait jamais été. Même s’il a raté deux tournois et qu’il n’est plus tête de série (Top 8), l’objectif final a toujours été sa performance à Tokyo. Il est dans une bonne forme physique et mentale. À son âge et son niveau d’expérience, le nombre de compétitions importe peu. »
Un top-5 envisageable
Tête de série à sa deuxième participation aux Jeux, Beauchemin-Pinard a connu une bonne saison 2021, meilleure que 2020 au dire de Gill.
« Il y a trois filles qui sont extrêmement fortes et qui seront difficiles à sortir du podium, mais Catherine se retrouve dans le Top 5-6. Une place dans le Top 5 est fortement envisageable. J’espère qu’elle obtienne un combat pour le bronze favorable. » Blessé tout juste avant de partir pour Rio, Margelidon vivra finalement son baptême olympique. « Arthur a obtenu de bons résultats en Grand Chelem et il faudra voir comment il va réagir à ses premiers Jeux, a souligné Gill. Sauf le Japonais et le Coréen, Arthur a battu beaucoup d’adversaires parmi les meilleurs. Il a connu des performances suffisantes au cours de la dernière année pour espérer une médaille et il faudra voir comment ça va se passer le jour J. »
Quant à Guica qui a terminé en 9e place au Brésil, elle se remet d’une fracture à une main subie en Europe cet hiver. Même si elle n’était pas complètement rétablie, elle a pris part au mondial à Budapest en juin où son parcours s’est arrêté au troisième tour.
Championne mondiale à Budapest chez les 57 kg, performance qui lui a valu son billet pour le Japon, l’Ontarienne Jessica Klimkait représente le plus bel espoir de médaille pour le Canada.