Antoine Valois-Fortier ratera les Championnats panaméricains


Richard Boutin
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Ce n’est pas de gaieté de cœur, mais le judoka Antoine Valois-Fortier doit faire l’impasse sur les Championnats panaméricains qui ont débuté jeudi au Mexique.
Blessé aux ligaments des côtes au Grand Prix de Tbilissi en Géorgie le 27 mars, Valois-Fortier s’était retiré de son combat de demi-finale et n’avait pas participé au Grand Prix d’Antalya en Turquie la semaine suivante.
Il gardait néanmoins espoir de récupérer à temps en prévision du Championnat panaméricain qu’il a remporté au cours des deux dernières éditions. Mais il a dû se résigner.
« Ma réhabilitation va bien mais progresse lentement, a-t-il raconté. Je ne participerai pas aux Championnats panaméricains parce que je ne veux pas prendre de chance d’aggraver ma blessure. Je perds une belle opportunité d’aller chercher des points, mais je dois cependant prioriser ma santé en ce moment. »
Occupant le 8e rang au classement mondial en prévision des Jeux olympiques, ce qui lui assure pour le moment sa place à Tokyo parmi les têtes de série, Valois-Fortier aurait pu consolider sa position dans l’éventualité d’une victoire.
Les Olympiques en tête
Les judokas canadiens seront de retour en action uniquement à l’occasion des Championnats mondiaux qui se dérouleront du 6 au 13 juin à Budapest en Hongrie. Dans un monde idéal, Valois-Fortier reprendrait le collier seulement à Tokyo et se concentrerait sur sa préparation olympique, mais tout dépendra de son classement.
Dans une position similaire à celle de Valois-Fortier en termes de classement, Arthur Margelidon ratera lui aussi les Championnats panaméricains, mais pour une tout autre raison.
Il a contracté la COVID-19 en Turquie après avoir remporté le bronze chez les moins de 73 kg et il est en attente d’un test négatif afin de pouvoir rentrer à Montréal. Un entraîneur de Judo Canada est demeuré avec lui.
« Je récupère bien, mais j’ai eu deux, trois jours au cours desquels j’ai eu de gros maux de tête, a indiqué celui qui occupe la 5e place au classement mondial. C’est passé, et depuis je suis coincé dans ma chambre à attendre la fin de ma quarantaine. J’aimerais me concentrer sur ma préparation olympique et ne pas participer au Championnat mondial, mais il faudra voir mon classement. »
Chez les femmes, les médaillées canadiennes du Grand Prix d’Antalya ne sont pas au Mexique.
Seule Canadienne en lutte pour une place à Tokyo chez les moins de 63 kg, Catherine Beauchemin-Pinard n’avait aucun avantage à se présenter au Mexique. Le Canada misera donc sur une équipe plus jeune à Guadalajara avec notamment les Québécoises Amélie Grenier et Coralie Godbout.