Les aliments ultratransformés pourraient augmenter les risques de démence, selon une étude
Agence QMI
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Boissons gazeuses, croustilles, repas prêts à manger et autres produits très transformés font partie du quotidien de nombreuses personnes.
Pourtant, une étude australienne suggère qu’en consommer fréquemment pourrait avoir des effets sur les fonctions cognitives, notamment l’attention, tout en étant associé à un risque accru de démence. Les chercheurs soulignent qu’une alimentation riche en aliments ultratransformés pourrait influencer la santé du cerveau à plus long terme.
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Une nouvelle étude associe les aliments ultratransformés à un risque accru de démence
L’étude, publiée dans la revue « Alzheimer’s & Dementia : Diagnosis, Assessment & Disease Monitoring » à la fin du mois d’avril, a été menée auprès de 2192 Australiens âgés de 40 à 70 ans ne présentant aucun signe de démence.
En analysant leur alimentation et en les soumettant à plusieurs tests cognitifs, les chercheurs ont cherché à établir un lien entre la consommation d’aliments ultratransformés (AUT) et le fonctionnement du cerveau.
Dans l’ensemble, les AUT représentaient 21 % du poids quotidien total des aliments et boissons consommés par les participants.
Les AUT les plus consommés étaient les desserts et boissons à base de produits laitiers, les boissons gazeuses, boissons aux fruits et autres boissons sucrées, les collations salées emballées et les produits à base de pommes de terre comme les chips, les viandes transformées et les plats préparés.
Les résultats montrent que chaque augmentation de 10 % de la part d’aliments ultratransformés dans l’alimentation était associée à une baisse d’attention ainsi qu’à une hausse du risque de démence.
« Nos résultats suggèrent que la consommation d’aliments ultratransformés est associée à un risque plus élevé de démence modifiable et à des effets néfastes sur les fonctions cognitives, particulièrement sur l’attention, indépendamment de la qualité globale de l’alimentation », peut-on lire dans l’étude.
Les auteurs notent toutefois qu’aucune association n’a été observée entre les AUT et la mémoire.
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« Affiner les recommandations »
« En identifiant le degré de transformation des aliments comme un facteur distinct contribuant à de moins bons résultats cognitifs, notre étude soutient la nécessité d’affiner les recommandations alimentaires pour favoriser une fonction cognitive optimale, en tenant compte non seulement de la composition nutritionnelle, mais aussi du niveau de transformation des aliments », concluent-ils.
Ils ont par ailleurs rappelé que plusieurs autres études ont déjà fait part de leur inquiétude concernant ces aliments dont la consommation a été associée à plus de 30 effets néfastes sur la santé, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’obésité et les troubles mentaux.