L’entrevue «Sucré Givré» de Sébastien Delorme
«Sucré Givré», du lundi au mercredi à 19 h 30, à TVA et sur TVA+
Marjolaine Simard
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Sébastien est un véritable passionné de sports d’hiver : qu’il dévale les pentes ici ou ailleurs, joue au hockey avec des inconnus au parc ou s’essaie au kite ski et au wing ski, rien ne semble pouvoir l’arrêter, sauf, peut-être, une bonne raclette.
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Quel est ton plus beau souvenir d’hiver d’enfance ?
Il y a quelque chose de très marquant pour moi dans ces semaines qu’on passait en famille dans un chalet qu’on nous prêtait du côté de Tremblant. On n’avait pas de chalet à nous, alors cette escapade annuelle devenait un moment attendu toute l’année. On skiait du matin au soir, mes parents, mon frère et moi. C’est vraiment là que j’ai appris à skier.
Pour toi, les vacances d’hiver parfaites, ça ressemble à quoi ?
Idéalement, ce serait deux semaines dans les Alpes. Pour y être allé, je peux dire que c’est une expérience complètement à part. Le ski y est exceptionnel, mais c’est tout ce qui vient autour aussi : les restaurants directement sur les pistes, l’ingénierie des remontées mécaniques, les accès aux glaciers... Des endroits comme Tignes, Val-d’Isère ou les Trois-Vallées, c’est difficile à battre.
Es-tu plutôt ville ou campagne, et pourquoi ?
Je suis clairement plus ville, surtout à cause du travail. Je n’ai jamais ressenti le besoin d’acheter un chalet. Pour moi, c’est une deuxième maison à entretenir, avec toutes les contraintes que ça implique. Financièrement, je ne suis pas convaincu que ce soit avantageux, surtout avec des enfants qui grandissent et qui veulent rester près de leurs amis. Je préfère la liberté de pouvoir louer un chalet où je veux quand j’en ai envie.
Quelle est ton activité préférée en hiver ?
Le ski alpin reste numéro un, c’est sûr. Mais récemment, j’ai redécouvert quelque chose de très simple : jouer au hockey au parc. J’habite près d’une patinoire extérieure, alors j’y vais à pied, j’enfile mes patins dehors et je me joins aux gens qui sont là. Je joue avec des inconnus, des parents, des enfants... C’est très spontané. On partage un moment de plaisir pur. Ça me fait vraiment du bien.
Comment fais-tu pour apprivoiser le froid et te réchauffer l’hiver ?
En bougeant, tout simplement. J’essaie de commencer tôt dans la saison à faire des activités extérieures, même quand il commence juste à faire froid. Ça permet au corps de s’habituer. Oui, c’est un peu inconfortable au début, mais rapidement, tu réalises que ça se gère. Ensuite, ça devient naturel.
Ton plaisir gourmand de l’hiver ?
Une bonne raclette, sans hésiter. C’est un rituel, au moins une fois par hiver. Et si on parle de voyage dans les Alpes, la tartiflette, c’est incontournable. Ce sont des plats riches, réconfortants, qui s’inscrivent parfaitement dans l’ambiance hivernale. Il y a quelque chose de convivial là-dedans, de chaleureux, qui rassemble.
Qu’est-ce qui te préoccupe le plus durant la saison froide ?
La neige. Est-ce qu’il va en tomber assez ? C’est une vraie préoccupation. Depuis quelques années, les saisons sont plus imprévisibles. Ça demande de s’adapter et de se déplacer davantage pour trouver de bonnes conditions. C’est un peu frustrant, mais ça fait partie de la réalité actuelle.
Où te sens-tu le plus dans ton élément : ski ou l’après-ski ?
Sur les pistes, clairement. L’après-ski, pour moi, c’est souvent la route du retour. Mais il y a quelque chose d’intéressant là-dedans aussi. Après une journée de sport, quand tu es en voiture, il y a un espace mental qui s’ouvre. Tu réfléchis, tu fais le point, tu penses à des projets. C’est un moment fertile, créativement parlant.
Quel objet te fait immédiatement penser à l’hiver ?
Que ce soit un bâton, une rondelle ou même le logo du Canadien, ça évoque instantanément l’hiver pour moi. Et suivre la saison de hockey, c’est presque comme suivre un téléroman. Il y a des histoires humaines, des jeunes joueurs qui émergent, des moments de tension, des victoires incroyables... Ce n’est pas juste un sport, c’est une expérience collective.
Y a-t-il une nouvelle activité hivernale qui t’enthousiasme particulièrement ?
Oui, le kite ski et le wing ski. J’ai suivi des cours sur le fleuve Saint-Laurent, à Candiac, avec des spécialistes, et j’ai vraiment accroché. C’est grisant, ça demande de la technique, mais une fois que tu comprends le principe, c’est extrêmement plaisant. J’ai même commencé à documenter ça, à créer du contenu, à filmer mes séances. J’en ai fait une dernièrement avec Arnaud, le gagnant d’OD qu’on peut voir sur mes réseaux. J’aime l’idée d’explorer et de partager en même temps.
Quelle région du Québec affectionnes-tu particulièrement en hiver ?
Mont-Tremblant pour la variété et la qualité des pistes. Et le Massif, pour la vue spectaculaire sur le fleuve. C’est un endroit impressionnant, presque vertigineux. Descendre en ayant cette vue-là, c’est unique.
Comment réagis-tu quand il neige ?
Je suis content. Je regarde immédiatement combien de centimètres sont tombés, où les conditions sont les meilleures. C’est une excitation presque enfantine qui revient.
À quel endroit te sens-tu le mieux chez toi ?
Dans la cuisine. Ce n’est pas nécessairement parce que je cuisine beaucoup, mais parce que c’est le cœur de la maison. C’est là que les gens se rassemblent, que les discussions se font. Il y a quelque chose de très chaleureux dans cet espace.
Quel est ton petit côté givré ?
C’est peut-être cette envie de continuer à créer, encore et encore. Même après toutes ces années, je ressens toujours cette même passion que lorsque je suis sorti de l’école de théâtre. Aujourd’hui, j’explore d’autres formes, comme les réseaux sociaux. Pour certains, ça peut sembler surprenant, voire un peu « givré », de se lancer là-dedans quand on est déjà établi. Mais pour moi, c’est essentiel. Ça me permet de rester vivant artistiquement, de me prouver que cette flamme est toujours là.
Qu’est-ce qui t’attend prochainement ?
Je reprends les tournages d’Indéfendable à la fin d’avril. Je poursuis aussi ma microsérie Les Flix. Et je participe à un événement organisé par le Barreau de Montréal où je vais jouer un rôle dans un procès simulé. Cette fois-ci, je ne serai pas avocat. Je vais interpréter le diable, dans une histoire inspirée de la chasse-galerie. C’est un projet différent, ludique, qui me permet de sortir de mes habitudes et d’explorer autre chose.