Maripier Morin fait le point sur les rumeurs concernant son couple
La saison 2 du «Retour d’Anna Brodeur» et «Les Morin-Perras sous le même toit» sont disponibles sur Crave.
Patrick Delisle-Crevier
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Lors du visionnement de presse de la deuxième saison de la série Le retour d’Anna Brodeur — dans laquelle elle incarne Delphine, la nouvelle compagne de Marc (le père d’Anna Brodeur, joué par Marc Messier) —, de gros titres sur diverses pages web proclamaient que le couple qu’elle forme avec Jean-Philippe Perras traversait une période difficile. Nous avons fait le point avec la principale intéressée, tout en prenant des nouvelles de ses projets, de sa vie de maman et de bien d’autres sujets.
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Maripier, comment ça va ?
Je vais bien et mon couple va bien aussi. Je suis surprise de l’ampleur de tout ça sur le web. On fait du spectacle, de la radio et les gens s’emballent, mais je ne pensais pas que ça irait aussi loin. Jean-Philippe et moi, nous nous aimons toujours autant et notre couple va bien.
Comment est née cette rumeur que votre couple battait de l’aile ?
Ça a débuté par une blague, parce que je disais que, dans mon couple, j’aimerais ça parfois avoir des petits moments ensemble, juste avec mon chum. Mais lui, il préfère prioriser les moments en famille. Donc Sébastien Benoit, mon coanimateur à la radio, s’est fait un malin plaisir de faire du spectacle avec ça et c’est parti en vrille. Puis, les réseaux sociaux ont fait le reste.
Il n’y a pas de fumée sans feu ; as-tu l’impression que tu ne vois pas assez ton chum ?
Oui, j’aimerais que nous ayons un peu plus de petits moments de couple, juste parfois une petite soirée, un petit souper en amoureux. Mais en même temps, mon chum a raison : on ne voit déjà pas beaucoup nos enfants. On les voit le matin, quand ils reviennent de la garderie et les fins de semaine, et c’est trop peu. Donc il faut maximiser le temps que nous avons avec eux, et je comprends très bien tout ça. Là-dessus, Jean-Philippe et moi n’arrivons pas toujours à nous trouver, mais je pense que ça évolue dans nos pensées. Nos enfants sont jeunes et ils ont besoin de nous, et déjà que nous avons des horaires atypiques... Donc mon chum a raison.
As-tu l’impression que Jean-Philippe et toi, vous vous aimez de façon différente ?
Je pense que nous sommes différents dans la façon de le montrer. Il y a toute l’affaire des différents langages de l’amour, et c’est drôle parce que mon chum, depuis quelques mois déjà, quand il fait quelque chose dans la maison, il me dit après : « Langage de l’amour. » Je te donne un exemple : j’aime les surfaces propres. Il sait que j’aime ça quand tout est Spic and Span, et donc quand il nettoie le comptoir après avoir fait quelque chose, il me glisse à l’oreille « langage de l’amour ». Ça me fait sourire. Mon chum est tellement dans la croissance personnelle et dans l’analyse de lui-même. Je pense que, dans les derniers mois, il a vraiment fait le choix de reprendre sa santé en main, et ça passe par plein de petits gestes qu’il fait dans son quotidien. Je le trouve tellement inspirant. Je suis chanceuse d’avancer et d’évoluer avec un gars comme lui, qui tente constamment de s’améliorer dans tout et de prendre soin de sa personne... pis moi, je ne fais rien à côté ! (rires)
Comment ça, tu ne fais rien ?
Pour plein de raisons, mais il va falloir que je me prenne en main. Là, j’émerge de cette période où j’ai eu des enfants et je me dirige vers la version 3.0 de moi. Il y a eu la première version, la Maripier d’avant, puis il y a eu la 2.0, celle qui a eu deux bébés, et là j’en suis à redéfinir la suite. Mais je ne suis pas très bonne pour prendre soin de moi. Je dois vraiment changer ça. Je n’ai pas de passe-temps, je n’ai pas d’activité juste pour moi, je ne m’entraîne pas, je ne fais rien pour moi. Je travaille et je m’occupe de mes enfants. Mais je dois trouver des solutions et faire des changements. Je suis en réflexion par rapport à ça.
Quel constat tires-tu de la Maripier 2.0, la maman ?
Chaque jour, je découvre des choses sur moi et je pense que je suis une maman très instinctive. Mon chum va beaucoup lire, il va écouter des podcasts pour être un meilleur parent. Moi, je me fie beaucoup à mon instinct. On a des parentalités très différentes et on est très complémentaires. Je me félicite de toujours trouver des voies de passage. Je suis la maman très zen et mes enfants savent quelles limites ils ne doivent pas dépasser avec moi, alors qu’avec papa, les limites sont plus vastes et à l’infini. (rires) Ils savent que ma patience a ses limites. Mais en même temps, tout passe par le jeu et je pense que je suis un bel hybride en tant que parent.
Tu as eu deux enfants, ils ont deux et quatre ans. Tu me dis que tu passes à ta Maripier 3.0. Est-ce que cela signifie que vous faites un trait sur un troisième enfant ?
Oui, par la force des choses, et parce que je vais avoir 40 ans cet été. J’aurais vraiment aimé avoir un troisième enfant, mais physiquement, ma deuxième grossesse m’a laissée un peu amochée. Je pense qu’avec le train de vie qu’on a choisi d’avoir, avec nos carrières et le fait que l’on ait choisi d’habiter en région, avoir un troisième enfant serait peut-être un peu complexe.
Te voilà avec un rôle dans la série Le retour d’Anna Brodeur. Que représente ce rôle pour toi ?
C’est un beau cadeau que d’avoir reçu une invitation à passer une audition. Je me suis beaucoup préparée avec mon coach, Daniel Parent. Je voulais vraiment ce rôle, car je n’avais jamais joué dans une comédie. En même temps, j’étais terrorisée. Mais c’était une si belle opportunité ! Jouer les textes de Richard Blaimert, c’est un privilège. Je suis donc arrivée en audition en tentant le tout pour le tout, en me disant que je n’avais rien à perdre. Aussi bien m’amuser ! À ma plus grande surprise, j’ai obtenu le rôle. Je retrouve Marc Messier, qui avait joué mon beau-père dans La faille, et Élise Guilbault, qui jouait ma belle-mère. Ce fut un plaisir de les retrouver — j’ai un amour infini pour ces deux-là. Ce plateau en est un joyeux, contagieux et de bonne humeur. Faire ce métier dans un tel plaisir, c’est une joie et un privilège.

Avais-tu tiré un trait sur la comédienne ?
Non, mais en même temps, j’avais hâte de rejouer et je ne l’avais pas fait depuis À cœur battant, il y a de cela quelques années déjà. Chaque fois que j’ai un rôle, même quand il est épisodique, je me pince tellement je n’y crois pas. J’ai eu la chance de donner la réplique à Roy Dupuis et me voilà à travailler face à des gens comme Élise Guilbault, Julie Le Breton, Marc Messier et combien d’autres. Chaque fois, j’ai l’impression d’apprendre. Ces comédiens sont de véritables machines de guerre et les regarder jouer, c’est malade. Partager avec eux un tel plateau, c’est un privilège et je ne prends pas ça à la légère.
C’était ton premier rôle dans une comédie. Avais-tu peur de ne pas t’adapter au genre ?
Oui, c’est certain que le fait que ce soit de la comédie était un peu casse-cou pour moi. Il n’aurait pas fallu que tu sois dans ma tête pendant le visionnement des épisodes ! L’exercice de se regarder est douloureux parce que je suis entourée de grands acteurs et que je tente de ne pas trop y penser, de faire de mon mieux. Ces comédiens sont tellement de vrais comiques et je doutais de ma pertinence. On a tous nos petites insécurités et nos petites affaires à régler, et mon sentiment d’imposteur m’habite beaucoup. Je réussis à me défaire de ça en animation, mais dans le jeu, ce sentiment de ne pas mériter ma place est très présent et je n’aime vraiment pas ça. Je dois briser ça et me faire plus confiance.

En ce moment, on peut voir en ondes la série Les Morin-Perras sous le même toit. Que tires-tu de cette expérience ?
Les rénovations sont terminées et mes beaux-parents sont installés, tout va bien. Je retiens que Jean-Philippe et moi, on était deux petits naïfs, car nous ne connaissions pas les aléas de la construction : combien ça allait coûter, les délais et comment garder la vis serrée sur plein de choses. Au niveau du budget, c’est une hémorragie, mais en même temps, rien de tout cela n’est grave parce qu’on va habiter dans cette maison-là 20 ou 30 ans et que c’est un plaisir d’habiter tous ensemble. Chaque matin, quand Papy traverse pour venir prendre son café avec nous, ça me remplit de bonheur. Tout ce que j’imaginais et espérais de ce projet-là se concrétise. Nous sommes en communion, mes enfants grandissent avec leurs grands-parents, et tout ça dans le respect du biorythme de chacun.
J’ai connu à une époque la fille urbaine qui habitait en ville et qui courait les soirées. Pensais-tu effectuer un tel virage ?
Jamais, mais ça me comble. Je suis dans un endroit de ma vie où j’atteins un niveau de sérénité. Bon, j’ai encore une impatience dans la vie et je veux encore accomplir plein d’affaires, mais je te dirais qu’on a vraiment créé un espace où on arrive à se déposer et que, quand j’arrive chez nous, ma job numéro un, c’est vraiment d’être maman. Pouvoir aller mener mes enfants à la garderie le matin et aller les chercher l’après-midi, ça me comble de joie. Les week-ends avec eux sont un plaisir. La radio me permet de bien gérer cet horaire-là et des petits projets s’ajoutent autour de cela, comme un cinq jours de tournage sur Le retour d’Anna Brodeur. Je suis comblée dans ma vie en ce moment.
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