Le Wild mise sur la recrue la plus utilisée dans la Ligue nationale de hockey


Benoît Rioux
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Le numéro 7 est frimé au Minnesota! Il fait beaucoup moins jaser que l’attaquant Connor Bedard à Chicago ou le défenseur Luke Hughes au New Jersey, mais Brock Faber, du Wild, est de loin la recrue la plus utilisée par son équipe cette saison, dans la Ligue nationale de hockey.
Lorsque le Wild a échangé l’attaquant Kevin Fiala aux Kings de Los Angeles, en juin 2022, la formation du Minnesota n’espérait pas obtenir un tel joker en incluant Faber dans une transaction conclue d’abord pour un choix de première ronde.
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Âgé de seulement 21 ans, le jeune défenseur du Wild, au look intello à l’extérieur de la patinoire, est un fin étudiant du hockey. La maturité dans son jeu explique sans doute pourquoi il joue, en moyenne, plus de 24 min par match. Faber est ainsi l’arrière le plus utilisé de son équipe, devant le vétéran Jonas Brodin.

En plus de son impressionnant temps d’utilisation, le jeune homme comptait déjà 14 points en 30 parties avant d’affronter le Canadien de Montréal, jeudi soir. Il a inscrit son premier et unique but dans la LNH lors du match d’ouverture du Wild cette saison, au Xcel Energy Center, dans un gain de 2 à 0 face aux Panthers de la Floride. Depuis, Faber a ajouté 13 mentions d’aide à sa fiche.
Apprécié de ses coéquipiers
Le gardien québécois Marc-André Fleury, qui atteindra bientôt le plateau des 1000 matchs disputés en saison régulière, en a vu passer des défenseurs au cours de sa carrière. Il est bien placé pour apprécier le travail de celui qui porte le numéro 7.
«Je le trouve très bon, a indiqué Fleury, sans détour. Il est jeune, mais il ne fait pas beaucoup d’erreurs. Il patine bien, il lit bien le jeu.»

Affichant un différentiel de +11, le meilleur chez le Wild, Faber a été une heureuse solution pour combler l’absence de Jared Spurgeon. Ce dernier a été touché par différentes blessures depuis le début de la saison.
«Faber a de grosses responsabilités, a insisté le gardien québécois. Il joue aussi parfois en supériorité numérique. Il est capable de tout faire sur la glace. Il est complet, mais il s’améliorera encore avec l’expérience. On est chanceux de compter sur lui.»
Pas l’air d’un jeune...
À 6 pi, 1 po et 200 lb, Faber peut déjà donner l’illusion d’être un vétéran aguerri sur la glace.
«Il n’a vraiment pas l’air d’un jeune et il est fort physiquement, a pour sa part vanté l’attaquant Frédérick Gaudreau. Il patine vite et se bat pour la rondelle dans les coins. Je suis certain qu’il a une belle carrière devant lui. En plus, c’est un gars agréable à côtoyer.»
Sans tambour ni trompette, Faber s’établit ainsi avec le Wild. Il a d’ailleurs l’occasion de s’illustrer devant sa famille et ses amis, puisqu’il est originaire de Maple Grove, dans l’État du Minnesota.
Sélectionné en deuxième ronde (45e au total) par les Kings au repêchage de 2020, le défenseur a aussi joué pendant trois campagnes avec les Gophers de l’Université du Minnesota. Il a d’ailleurs été le capitaine de l’équipe à sa dernière campagne là-bas, la saison dernière.
(Avec la collaboration de Jean-François Chaumont et de Jonathan Bernier)