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Jake Evans peut enfin laisser parler son instinct offensif

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-12-20T21:11:32Z

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SAINT PAUL | Cantonné dans un rôle défensif depuis son arrivée dans la LNH, Jake Evans est l’un des grands gagnants du jeu de dominos créé par les blessures de Kirby Dach et Alex Newhook.

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Pour un huitième match consécutif, jeudi soir contre le Wild, l’Ontarien se retrouvera au centre de Sean Monahan et de Josh Anderson. Pour l’instant, la recette connaît un certain succès. Depuis qu’ils sont réunis, les trois joueurs ont inscrit six buts à forces égales.

Photo Claus Andersen/Getty Images/AFP
Photo Claus Andersen/Getty Images/AFP

«Il joue bien. Il se trouve dans une meilleure chaise et il en tire avantage, a lancé Martin St-Louis, après l’entraînement de l’équipe au Xcel Energy Center. D’ailleurs, cette ligne-là fait du bon travail.»

«Les gars sont connectés. Ils savent où ils s’en vont. Ils se lisent l’un l’autre. Ils sont très efficaces sur l’échec avant. Chacun fait son travail, ce qui aide les trois», a-t-il poursuivi.

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Evans ne s’est jamais plaint de son sort, mais en échangeant avec lui, on comprend qu’il est heureux d’obtenir ces nouvelles responsabilités.

«J’ai plus d’occasions de toucher la rondelle. Parfois, sur un quatrième trio, ton temps de glace écope. Parfois, tu vois de l’action pratiquement juste en désavantage numérique», a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter: «J’ai toujours eu confiance que je pourrais être ce type de joueur. Alors, quand tu la reçois [la confiance], il faut que tu démontres que tu peux faire le travail.»

De bonnes décisions

Et jusqu’ici, sa réponse semble satisfaire son entraîneur. 

«J’ai toujours su qu’il avait plus d’attaques dans son jeu que ce qu’on lui permettait de nous montrer, a mentionné St-Louis. Il prend de bonnes décisions avec la rondelle. Quand il n’y a rien, il va la mettre à une bonne place pour son coéquipier. Quand il y a quelque chose, il prend l’espace et est capable de faire des jeux.»

Sans être un joueur qui remplissait le filet dans les rangs universitaires, il a récolté un peu plus d’un point par match durant ses trois dernières campagnes avec l’Université de Notre-Dame.

«Je ne crois pas que je peux être le gars qui peut tenter les jeux risqués. Mais d’avoir ces touches amène une certaine ouverture et donne plus de confiance pour exécuter certains jeux.»

Et la combinaison avec Monahan permet à St-Louis de déléguer deux centres efficaces en même temps lors des mises en jeu importantes.

Montembeault devant le filet

À la veille de cette confrontation, St-Louis a convoqué ses joueurs à un entraînement viril d’une heure où les unités spéciales, la couverture en contre-attaque et les bagarres pour l’obtention de la rondelle ont été à l’avant-plan.

«Le calendrier ne nous permet pas toujours de tenir ce genre d’entraînement. Il faut en profiter. On a voulu travailler certains détails et dupliquer certaines situations de matchs», a décrit l’entraîneur-chef du Canadien.

St-Louis aura besoin de tout son monde pour vaincre le Wild à domicile, un endroit où le Canadien n’a pas savouré la victoire à ses neuf dernières présences. Son dernier gain remonte au 20 mars 2011.

«C’est une statistique que je ne connaissais même pas. Mais j’ai vécu une situation similaire quand j’étais avec les Panthers, a raconté Mike Matheson. Ça faisait six ans qu’on n’avait pas gagné ici. Et on a brisé la séquence. J’espère que ce sera la même chose.»

C’est à Samuel Montembeault que reviendra la tâche de stopper les tirs du Wild. Après un début de saison difficile et un changement d’entraîneur, le Wild s’est ressaisi. Il a remporté sept de ses 10 derniers matchs.

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