«Je ne cherche pas une excuse. C’est à moi de bloquer les rondelles» - Marc-André Fleury se confie sur sa saison difficile avec le Wild


Jean-François Chaumont
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Marc-André Fleury préparait ses bagages lundi après-midi dans sa chambre d’hôtel à Pittsburgh quand il a rendu l’appel du Journal. C’était jour de match pour le Wild contre les Penguins.
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En temps normal, Fleury aurait suivi sa routine et il aurait attendu au lendemain pour répondre à des questions. S’il a fait sa sieste, comme c’est toujours le cas avant une rencontre, il n’avait pas les papillons habituels qui viennent à quelques heures de sauter sur la glace.
Il savait qu’il ne jouerait pas contre son ancienne équipe à sa possible dernière visite à Pittsburgh. John Hynes avait choisi de lui offrir le départ pour le lendemain contre les Bruins à Boston dans une série de deux rencontres en deux soirs.
«Je n’ai pas trop parlé à John, j’ai plus parlé avec Fred [Chabot], notre entraîneur des gardiens, a dit Fleury. Je ne veux pas créer une grosse histoire avec ça. J’aurais aimé jouer, mais je respecte la décision. Pittsburgh est une place spéciale pour moi. Je comprends toutefois que Gustavsson joue très bien dernièrement et que nous gagnons nos matchs. Il a remporté ses trois derniers départs.»
Filip Gustavsson et le Wild n’ont finalement pas gagné contre les Penguins. Sidney Crosby a marqué le but vainqueur dans un gain de 4 à 3.
Moins de départs
Le 27 novembre dernier, Bill Guerin a montré la porte de sortie à Dean Evason pour le remplacer par Hynes derrière le banc du Wild. Depuis ce changement, Fleury se retrouve dans la peau du deuxième gardien. Avec le départ face aux Bruins, il a joué trois des dix derniers matchs des siens.
Un rôle qu’il accepte.
«Présentement, nous ne figurons pas dans le portrait des séries, a-t-il rappelé. Gus [Gustavsson] joue du bon hockey et l’équipe gagne. L’équipe reste plus importante. Je continuerai à travailler fort lors de nos entraînements et quand j’obtiendrai un départ, je voudrai aider mon équipe à gagner. C’est tout.»
«Je m’entends très bien avec lui. Filip est un bon vivant, une bonne personne. Il n’y a pas de chicane entre nous deux.»
Maintenant âgé de 39 ans, le gardien originaire de Sorel n’est pas très heureux de son début de saison. Il a un dossier de 5-5-2, une moyenne de 3,26 et un taux d’efficacité de ,892.
«C’est correct, mais j’aimerais gagner plus souvent, a-t-il répondu. Quand tu joues plus souvent, tu trouves plus rapidement ton rythme. Tu as le sentiment que le jeu se passe plus au ralenti. Tu lis mieux l’action. Il y a juste un gardien dans le filet. Et c’est toujours comme ça. Je fais partie de l’équipe et je veux qu’on gagne. Gus joue bien et je l’encourage. Je ne cherche pas une excuse. C’est à moi de bloquer les rondelles quand j’obtiens un départ. Je dois m’adapter à mon rôle.»
Les 551 victoires de Roy et 1000 matchs
Sur le plan des statistiques personnelles, Fleury a toujours de fortes chances de devancer Patrick Roy (551 victoires) au deuxième rang de l’histoire de la LNH et de devenir le quatrième gardien à 1000 matchs.

Après la visite à Boston où il a signé un gain de 4 à 3 en prolongation, il était à 549 victoires et 997 matchs.
«Je suis un gars qui y va au jour le jour dans la vie. Ma femme le dirait aussi, je ne suis pas un très bon planificateur. Les médias m’en parlent plus que je peux y penser. Mais je ne mentirai pas. J’aimerais réaliser les deux choses [devancer Roy et 1000 matchs].»
Triste pour Evason
Au sujet du coup de balai derrière le banc du Wild, Fleury a parlé d’un sentiment de culpabilité.
«C’est toujours plate quand un entraîneur perd son boulot. Tu te sens toujours coupable. Il y a aussi un assistant qui a perdu son poste [Bob Woods]. C’était deux gars qui étaient dans le même bateau avec nous. Ils voulaient gagner, ils travaillent fort pour notre équipe. Mais ça fait partie du hockey. Depuis l’arrivée de Hynes, je remarque des changements positifs et l’équipe recommence à gagner.»