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Le tour de force d’une Québécoise à New York

Emmy Fecteau évolue avec les Sirens de New York, dans la Ligue professionnelle de hockey féminin.
Emmy Fecteau évolue avec les Sirens de New York, dans la Ligue professionnelle de hockey féminin. Photo fournie par les Sirens de New York, JAMES FARRELL
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-12-04T19:42:16Z

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Emmy Fecteau n’est pas seulement devenue la première joueuse issue d’une université canadienne repêchée dans la LPHF à disputer un match régulier au sein du circuit professionnel de hockey féminin, elle a également signé un contrat de trois ans avec les Sirens de New York.

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Sélectionnée au 31e rang en juin après plusieurs joueuses de la NCAA, Fecteau a suffisamment impressionné au camp d’entraînement pour obtenir tout un vote de confiance de la part du directeur général Pascal Daoust.

«Ça me donne de la sécurité dans la ligue. Ça veut dire que je vais y jouer pendant au moins trois ans, alors que c’est dur de se faire une place dans les équipes», a-t-elle mentionné en entrevue au Journal plus tôt cette semaine.

«Lors des prochaines saisons, je vais arriver au camp sans avoir le stress de savoir si je fais l’équipe ou pas», a ajouté l’athlète de 25 ans, qui luttait avec sept autres attaquantes pour quatre postes disponibles.

À titre comparatif, la majorité des patineuses ayant paraphé des ententes au terme des camps ont signé pour une campagne, souvent des contrats non garantis.

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Emmy Fecteau (troisième à partir de la gauche) a été repêchée dans la LPHF par New York, en juin, au Minnesota. Elle est accompagnée de Christophe Perreault, directeur analytique de l'équipe, du directeur général Pascal Daoust et de Katia Clément-Heydra, responsable des services aux joueuses et administration hockey.
Emmy Fecteau (troisième à partir de la gauche) a été repêchée dans la LPHF par New York, en juin, au Minnesota. Elle est accompagnée de Christophe Perreault, directeur analytique de l'équipe, du directeur général Pascal Daoust et de Katia Clément-Heydra, responsable des services aux joueuses et administration hockey. Photo fournie par la LPHF, HEATHER POLLOCK

Être payée pour jouer

L’ancienne capitaine des Stingers de Concordia, deux fois championne nationale lors des trois dernières saisons, a donc réussi un tour de force.

Détentrice d’un baccalauréat en enseignement de l’anglais langue seconde, elle avait déjà dit avoir choisi une université canadienne afin de s’assurer que son diplôme soit reconnu.

Avoir des légendes comme Julie Chu et Caroline Ouellette comme entraîneuses n’a certainement pas dû nuire non plus.

Mais avant de se retrouver devant des élèves, la native de Saint-Odilon-de-Cranbourne, dans Chaudière-Appalaches, compte bien profiter de sa carrière professionnelle, une avenue à laquelle elle n’avait jamais songé enfant.

«Mon rêve quand j’étais jeune, c’était l’équipe nationale, mais là, d’être payée pour jouer au hockey et faire ma passion, c’est vraiment spécial.»

Emmy Fecteau en action avec les Stingers de l'Université Concordia lors du Championnat universitaire canadien, en mars dernier.
Emmy Fecteau en action avec les Stingers de l'Université Concordia lors du Championnat universitaire canadien, en mars dernier. Photo ELECTRIC UMBRELLA, LIAM RICHARDS

Nouveau rôle

Joueuse offensive avec 89 points, dont 34 buts, en 83 rencontres à Concordia, en plus d’en ajouter 26 en 18 parties éliminatoires, Fecteau doit faire sa place avec les Sirens.

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À son baptême de la LPHF, dimanche à l’occasion d’une victoire de 4 à 3 en prolongation contre le Frost du Minnesota, elle a été la 13e attaquante, disputant seulement 4 min 39 s.

«Si je continue de travailler fort, je pourrais avoir l’opportunité de monter dans l’alignement. J’essaie d’accepter mon rôle et d’aider mes coéquipières», a raconté celle qui a écopé d’une punition pour un avoir frappé accidentellement une adversaire à la tête.

 Amenez-en, des mises en échec

Mais ce ne sont pas les mises en échec, qu’elle découvre pour la première fois, qui l’effrayent.

«C’est une chose que j’adore. J’ai toujours apporté un côté physique à mon jeu. Ç’a aidé de jouer avec les garçons quand j’étais jeune. C’était robuste», a expliqué Fecteau, qui a évolué au hockey masculin jusqu’à l’âge de 12-13 ans. 

«Je mesurais à l’époque 4 pi 9 po et ma mère avait peur pour moi!» a lancé en riant l’athlète qui mesure aujourd’hui 5 pi et 6 po.

Audrey-Anne Veillette lors du camp d'entraînement de la Charge d'Ottawa.
Audrey-Anne Veillette lors du camp d'entraînement de la Charge d'Ottawa. Photo MARTIN CHEVALIER

▶ L’an dernier, Audrey-Anne Veillette, finissante de l’Université de Montréal, avait été repêchée par Ottawa. En raison d’une blessure, elle n’avait pas joué et elle a été récemment retranchée.

▶ Invitée au camp des Sceptres de Toronto, Rylind MacKinnon, une ancienne défenseure de l’Université de la Colombie-Britannique, a fait directement le saut dans la LPHF en signant un contrat d’un an.

▶ À Montréal, Kelly-Ann Nadeau, un ex-arrière de l’Université de Montréal invitée au camp de la Victoire, a obtenu un poste de réserviste.

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