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«La belle vie» chez les hockeyeuses professionnelles

Emmy Fecteau (numéro 29) lors de l’hymne national avant le match entre les Sirens de New York et le Frost du Minnesota, dimanche, à St. Paul, devant plus de 8000 spectateurs. On aperçoit aussi Abby Roque (numéro 11), la Québécoise Jade Downie-Landry (numéro 27), Noora Tulus (numéro 40), Paetyn Levis (numéro 19) et Elle Hartje (numéro 13).
Emmy Fecteau (numéro 29) lors de l’hymne national avant le match entre les Sirens de New York et le Frost du Minnesota, dimanche, à St. Paul, devant plus de 8000 spectateurs. On aperçoit aussi Abby Roque (numéro 11), la Québécoise Jade Downie-Landry (numéro 27), Noora Tulus (numéro 40), Paetyn Levis (numéro 19) et Elle Hartje (numéro 13). Photo fournie par les Sirens de New York, LPHF, Bjorn Franke
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-12-04T19:54:33Z

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Voyager en avion, ça n’a rien à voir avec les trajets en autobus à l’université. Paroles d’Emmy Fecteau, dont le quotidien a changé du tout au tout depuis quelques semaines.

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«C’est la belle vie, on est vraiment gâtées. On se lève, on va à l’aréna et on a le déjeuner compris. On s’entraîne et on a le dîner inclus. On a reçu plein de vêtements. À l’aréna, les estrades sont pleines, ça fait différent. On vit vraiment la vie de professionnelles», a raconté la Québécoise au Journal.

À son arrivée avec les Sirens de New York, ses coéquipières francophones Jade Downie-Landry, Élizabeth Giguère et Chloé Aurard l’ont aidée à s’intégrer, tout comme la vétérane Ella Shelton. Fecteau partage d’ailleurs un appartement en face du centre d’entraînement de l’équipe à West Orange, au New Jersey, avec Downie-Landry et la double médaillée olympique Jill Saulnier.

La capitaine des Stingers de Concordia, Emmy Fecteau, soulève le trophée des championnes universitaires canadiennes en hockey féminin, le dimanche 17 mars 2024, à Saskatoon.
La capitaine des Stingers de Concordia, Emmy Fecteau, soulève le trophée des championnes universitaires canadiennes en hockey féminin, le dimanche 17 mars 2024, à Saskatoon. Photo Electric Umbrella/Derek Elvin

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Des arénas de la LNH

Pour son premier match dans la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF), Fecteau a été impressionnée en foulant la patinoire d’un amphithéâtre de la Ligue nationale de hockey (LNH), le Xcel Energy Center de St. Paul.

«J’avais été repêchée dans cet aréna. On avait eu la chance avec mes parents de visiter le vestiaire du Wild du Minnesota. C’est moi maintenant qui est assise dans un vestiaire comme ça et qui a la chance de jouer sur cette glace. Je vais m’en souvenir toute ma vie», a promis l’attaquante qui disputera ses parties locales au Prudential Center, domicile des Devils du New Jersey.

Attention à Sarah Fillier

Jouer chez les pros, ça veut aussi dire côtoyer de grands noms de son sport. Fecteau a ainsi été aux premières loges pour assister aux débuts de Sarah Fillier, premier choix au dernier encan. La partenaire de trio de Marie-Philip Poulin avec la formation nationale a orchestré les deux buts d’Alex Carpenter, dont le filet gagnant en prolongation et un autre grâce à une passe soulevée parfaite. Son impact immédiat pourrait éviter le dernier rang à New York.

«Sarah est très impressionnante. Je savais qu’elle allait faire de grandes choses au hockey féminin. C’est un nom à retenir», a assuré Fecteau.

En l’honneur de Marie-Philip Poulin

C’est avec le numéro 29, en l’honneur de Poulin, que Fecteau se présentera ce mercredi soir à la Place Bell pour y affronter la Victoire de Montréal devant de nombreux parents et amis, d’anciennes coéquipières et des joueuses des Warriors M13 AAA du Lac Saint-Louis qu’elle a déjà dirigées.

Plus jeune, elle a toujours eu des numéros avec le chiffre 7, mais comme ce n’était pas possible au Cégep Limoilou de Québec, elle avait choisi le 29, à l’instar de son idole.

Les deux joueuses s’entraînent ensemble l’été, mais elles s’affronteront pour la première fois lors d’un match officiel.

«Si on va dans le coin l’une contre l’autre, on ne va pas se laisser de chance! Je pense que je pourrais lui donner du fil à retordre», a laissé entendre Fecteau.

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