Olivier Gervais-Courchesne donne des nouvelles de sa fille
Patrick Delisle-Crevier
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De policier corrompu dans Antigang à tombeur de ces dames dans Les Crues, Olivier Gervais-Courchesne porte tous les chapeaux avec brio. Voilà qu’il s’apprête à accrocher une nouvelle corde à son arc avec son dernier projet : sortir un premier album. Il nous parle de ce rêve appelé à devenir réalité.
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Olivier, comment vas-tu ?
Je vais très bien. Cette année, j’ai eu vraiment beaucoup de plaisir à jouer un méchant dans Antigang. Il s’est passé beaucoup de choses pour mon personnage, et j’aime jouer un rôle de vilain dans la continuité de 120 épisodes. Ce que j’aime aussi, c’est qu’on ne sait jamais où l’intrigue va aller, parce qu’on découvre les textes environ dix jours avant de tourner. Dès que je les reçois, j’arrête tout pour voir ce qui va se passer avec mon personnage. Je suis trop curieux et j’ai trop de fun !
Comment apprivoises-tu le rythme d’une quotidienne ?
Ça ne me fait pas peur du tout, même que j’aime ça quand c’est sportif. Oui, les tournages sont rapides, mais nous ne tournons jamais les coins ronds. Autant devant la caméra que derrière, il y a tellement de gens d’expérience ! Ce sont des gens qui savent où ils s’en vont. Nous sommes dans un véritable marathon et j’adore ça. Je ne suis pas le genre de comédien qui a besoin de se faire flatter entre chaque scène. On se tape dans les mains et let’s go, on avance ! C’est un beau travail d’équipe. Je fais ce métier depuis un petit bout maintenant, et j’ai aussi conscience de l’aspect technique. Je tente d’aider du mieux que je peux.
Parle-moi de ton personnage dans Les Crues.
Son nom est Tommy-Jay Labonté. Je n’aurais jamais cru jouer ce genre de rôle un jour. Quand Marie-Lyne Joncas, que je connais depuis longtemps, me l’a proposé, j’ai dit oui tout de suite. J’ai eu envie de me plonger dans cette folie à 100 %. Je n’ai pas la chance de jouer la comédie très souvent. On ne pense pas à moi pour ce genre de rôle — et pourtant, j’ai vraiment du fun à faire ça ! Je sais que je n’ai pas une face drôle : j’ai une face de gars mystérieux ou de bon papa. Travailler avec les deux filles (Eve Côté et Marie-Lyne Joncas), c’est impressionnant. Elles travaillent vraiment bien ensemble et elles n’ont pas d’ego. Elles sont toujours drôles, alertes et à l’affût. J’aurais pu les regarder travailler pendant des heures.

Ton personnage n’arrive qu’au quatrième épisode...
Oui, mon personnage est le voisin du vignoble des filles. Il est dans les six derniers épisodes et il n’est pas juste accessoire, comme le laisse croire l’épisode où il arrive. Disons qu’il aura les deux mains dans l’histoire ! C’est un bon gars, un vrai golden retriever. Ce que j’ai aimé de ce plateau, c’est que j’ai pu regarder des gens comme Guy Jodoin et Pascale Montpetit travailler. Ce sont des classes de maître, tellement ils sont bons ! J’ai remarqué jusqu’où on peut grossir un personnage sans que ça devienne déconnecté et ridicule.
De quoi seront faits tes prochains mois ?
J’ai des petites vacances de tournage avant de reprendre Antigang en juillet, mais je vais consacrer cette période à la musique. Je me magasine une compagnie de disques en ce moment, car je me lance dans la carrière de chanteur, que j’ai longtemps repoussée. Je pense que si j’ai attendu si longtemps, c’est parce que j’avais besoin d’être certain de mon affaire et d’atteindre un certain âge avant de le faire. J’ai 36 ans, je suis dans une belle période de ma vie et je veux juste faire un album. Je ne mets pas ma carrière de comédien de côté et je ne bardasse pas ma vie pour devenir chanteur. Je ne veux aucunement mettre en péril ma carrière de comédien pour être un chanteur, je ne veux pas faire ça aveuglément. Plus jeune, je me serais lancé à 100 % là-dedans, tandis que maintenant, je peux faire les choses entièrement, sans me travestir, parce que je n’ai pas besoin de ça pour gagner ma vie. J’ai envie de faire un album à ma façon.
À quoi cet album ressemblera-t-il ?
En ce moment, j’ai une quinzaine de maquettes qui sont en ligne pour être sur le disque. Ce sera des chansons en français parce que c’est super important pour moi. Après, je vais travailler avec un réalisateur qui va venir donner une direction à tout ça.
Et si ça marche, te prêteras-tu au jeu de la rock star qui part en tournée ?
Oui, pourquoi pas ? Je me verrais partir avec ma petite famille en autobus de tournée pour faire des spectacles ici et là. Mais en même temps, je suis lucide et je n’irais pas me la péter « sexe, drogues et rock’n’roll ». Je ne vais pas jouer cette carte-là : je suis rendu trop vieux pour ça et ma blonde me ramènerait vite à l’ordre ! Mais, de toute façon, ce n’est aucunement ce qui m’interpelle. J’ai le rêve de jouer un jour dans une grande salle et d’interpréter des chansons que les gens chanteraient avec moi. Ce serait un buzz incroyable ! J’aimerais entrer en studio prochainement pour enregistrer mes chansons, qui sont inspirées par les trois femmes de ma vie.
Comment va la petite famille ?
Ma blonde va bien et mes deux filles aussi. Lola, ma plus jeune, va bien ces temps-ci, elle fait de gros progrès. Son langage s’améliore aussi, elle est de bonne humeur et elle est adorable. Ma plus vieille fait son entrée à l’école en septembre et c’est une grosse étape pour nous, car la vie va prendre une autre tournure avec le calendrier scolaire et tout. Mon rôle le plus important dans ma vie, c’est celui de papa auprès de mes deux filles. Il y a quelque chose de grand dans le fait de transmettre quelque chose, et je tente de le faire de la plus belle des façons.
En terminant as-tu d’autres projets ?
Oui, je suis aussi dans la série policière Bienvenue à Kingston-Falls. J’y joue un douchebag. Cette série flirte aussi avec la comédie et ç’a été une expérience formidable. C’est un tout petit rôle que j’ai adoré jouer. Sinon, les tournages de la deuxième saison d’Antigang se mettront en branle en juillet. Je suis heureux personnellement et professionnellement. Que demander de plus ?