Le premier trio se fait museler
Pas de point à égalité numérique en quatre matchs

Dave Lévesque
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Lorsque Cole Caufield a inscrit le second but du Canadien dimanche, il a réalisé deux premières qui ont gommé un fait qui affecte la série.
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Il a en effet marqué son premier but depuis le début du tournoi du printemps, Il a aussi permis à son équipe d’être la première à mener par deux buts dans cette série très serrée.
Cependant, il s’agissait d’un autre but en avantage numérique qui s’ajoute aux trois marqués par Juraj Slafkovsky lors de la première rencontre.
Le constat, si brutal soit-il, est que le trio formé par Nick Suzuki, Caufield et Slafkovsky a été muselé à égalité numérique puisqu’aucun d’entre eux n’a de points à forces égales. Encore pis, ils ont été sur la glace pour quatre buts du Lightning, toujours à cinq contre cinq. Pendant ce temps, le premier trio de Tampa a marqué six buts.
Dominés
Lors des deux premiers matchs à Tampa, Suzuki, Caufield et Slafkovsky ont surtout affronté l’unité composée d’Anthony Cirelli, Brandon Hagel et Jake Guentzel, celui-ci étant éventuellement remplacé par Nikita Kucherov au cours de la deuxième partie.
La domination a été particulièrement évidente lors du premier match puisque le premier trio floridien a présenté un indice de possession de rondelle de près de 92 %, selon Natural Stat Trick. Dans cette première partie, le trio de Suzuki n’a obtenu qu’un seul tir au but pendant que l’opposition en décochait cinq.
Qui plus est, il a obtenu trois chances de marquer contre cinq. Pendant ce temps, l’unité de Hagel a décoché cinq tirs contre zéro et a obtenu les mêmes statistiques en ce qui concerne les chances de marquer.
Ça s’est poursuivi dans le deuxième round, où la bande à Suzuki a encore été essentiellement confrontée à celle de Hagel qui a une fois de plus eu le meilleur en marquant les trois buts de Tampa, dont deux contre l’unité de Suzuki.
Pareil, pas pareil
Comme Martin St-Louis avait le dernier changement lors des deux rencontres au Centre Bell, le portrait des confrontations a légèrement changé. Ainsi, le trio de Nick Suzuki a aussi été opposé à celui composé de Yanni Gourde, Zemgus Girgensons et Jake Guentzel, mais la comparaison de performance entre le premier trio montréalais et celui du Lightning demeure pertinente et intéressante.
Vendredi, lors de la troisième rencontre, Suzuki et ses partenaires s’en sont un peu mieux tirés avec quatre tirs contre deux et des chances de marquer à 2-2.
La partie de dimanche, la quatrième de la série, a été difficile pour le trio de Suzuki qui a obtenu une seule chance de marquer contre six pour les trios devant lui. Pendant ce temps, Hagel, qui s’est retrouvé avec Brayden Point et Nikita Kucherov, a fait la pluie et le beau temps même si un seul de ses deux buts a été marqué à forces égales. Ce trio a décoché sept tirs au but contre aucun et généré douze chances de marquer contre aucune. Une domination. Et quel trio s’est retrouvé le plus souvent face à Hagel et ses partenaires ? Celui de Suzuki, qui était notamment sur la glace pour le but gagnant.
Match 1
Caufield-Suzuki-Slafkovsky
Tirs au but : 1-5
0 BP 1 BC
Chances de marquer 3-5
Hagel-Cirelli-Guentzel
Tirs au but : 5-0
1 BP 0 BC
Chances de marquer 5-0
Match 2
Caufield-Suzuki-Slafkovsky
Tirs au but : 4-6
0 BP 2 BC
Chances de marquer : 3-5
Hagel-Cirelli-Guentzel (Kucherov)
Tirs au but : 7-2
3 BP 0 BC
Chances de marquer : 6-1
Match 3
Caufield-Suzuki-Slafkovsky
Tirs : 4-2
0 BP 0 BC
Chances marquer : 2-2
Hagel-Cirelli-Kucherov
Tirs : 2-2
1 BP 0 BC
Chances de marquer : 2-1
Match 4
Caufield-Suzuki-Slafkovsky
Tirs : 2-3
0 BP 1 BC
Chances marquer : 1-6
Hagel-Point-Kucherov
Tirs : 7-0
1 BP 0 BC
Chances marquer : 12-0