Une mise en échec sur Juraj Slafkovsky «incroyable», selon Yanni Gourde

Mylène Richard
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Certains diront que le but de Jake Guentzel à quatre contre quatre en fin de deuxième période, qui réduisait l’écart à 2 à 1 pour le Lightning, dimanche soir, a changé la donne, alors que d’autres pointent la sévère mise en échec de Max Crozier sur Juraj Slafkovsky quelques instants plus tôt.
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C’est peut-être un peu des deux, d’après Yanni Gourde.
« C’était une bonne mise en échec, un solide coup, incroyable ! » a d’abord commenté l’attaquant de Tampa Bay, après un gain de 3 à 2 contre le Canadien au Centre Bell, qui égalise la série 2 à 2.
« C’était important pour nous, ce quatre contre quatre. Jake a donné tout un effort pour contrôler la rondelle. En la voyant entrer dans le filet, ça nous a enlevé un poids sur les épaules », a poursuivi Gourde, qui a évolué à l’aile aux côtés d’Anthony Cirelli et Guentzel pour ce quatrième match.
Tout a basculé
Le Canadien semblait en contrôle, mais Alex Newhook a laissé J.J. Moser prendre son temps pour remettre à Guentzel, mal surveillé par Jayden Struble.
« C’était un but tellement important. Sur le banc, les gars disaient qu’il fallait qu’on marque avant la fin de l’engagement, a raconté Brandon Hagel, auteur d’un doublé. Amorcer la dernière période en retard de deux filets, c’est parfois hasardeux. On est revenus en troisième et on a pu bâtir là-dessus. »
On a senti toute l’expérience et la résilience de cette équipe, qui n’a jamais paniqué, même en retard 2 à 0.
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« Nous sommes à l’aise même quand nous perdons. Nous en avons eu l’habitude cette saison », a noté Crozier.
« C’est sûr qu’on ne se sentait pas vraiment à l’aise, mais on sait qu’on a le groupe pour revenir de l’arrière et exécuter notre plan de match », a assuré Gourde.
« Le feu au banc »
Inséré dans la formation à la place de Declan Carlile, Crozier a peut-être réalisé le jeu de la série en frappant légalement au centre de la patinoire Slafkovsky, qui est revenu au jeu en troisième.
« On verra. On doit retourner à la maison pour gagner la cinquième rencontre », a-t-il humblement dit.
« Ç’a mis le feu au banc. Parfois, ça ne prend que ça », a pour sa part lancé Guentzel.
« Ç’a fait lever nos gars du banc, a renchéri l’entraîneur-chef Jon Cooper, mais il faut quand même que tu tires avantage d’un moment comme celui-là. On a fait tout un jeu à quatre contre quatre, on a marqué avec moins d’une minute à faire en deuxième, puis dans la deuxième minute de la troisième période. Ç’a mis la foule hors du coup un peu. »
« Un homme des grandes occasions »
Crozier n’était pas pressenti pour réaliser un des jeux clés du match. L’Albertain de 26 ans a fait son entrée dans la série dimanche, après avoir disputé le dernier match régulier des siens, à la suite d’une absence de 26 parties. Il était blessé au haut du corps.
« On a besoin de tout le monde. Ça fait partie de son jeu, pas nécessairement de distribuer de grosses mises en échec, mais c’est un homme des grandes occasions », a ajouté Cooper.
– Avec la collaboration de Jonathan Bernier