Tous les résultats
Publicité

Le parcours fascinant de Mathieu Olivier

Photo portrait de Félix Séguin, TVA Sports

Félix Séguin, TVA Sports

2021-02-09T20:07:56Z

Partager

J’ai beaucoup d’admiration pour les joueurs de hockey qui atteignent la Ligue nationale alors que toutes les indications démontraient le contraire.

Je pense à David Desharnais, Yanni Gourde, Martin St-Louis, Jonathan Marchessault, Antoine Roussel, Alexandre Burrows ou encore Francis Bouillon.  

On peut ajouter le nom de Mathieu Olivier à cette liste d’athlètes déterminés et tenaces qui sont issus du Québec. Comme les noms mentionnés plus haut, Olivier a dû surmonter des embûches et des difficultés avant d’atteindre le meilleur circuit au monde.

Âgé de 23 ans (bientôt 24 ans), Olivier est un ailier droit qui est parvenu à percer la formation des Predators de Nashville grâce à sa combativité, son énergie, son travail en infériorité numérique et sa robustesse. D’ailleurs, il n’hésite pas à jeter les gants. Ce fut le cas lundi soir alors qu’il a livré un furieux combat à Luke Schenn.

Publicité

Le 30 janvier dernier, le patineur de 6 pieds 2 pouces et 210 livres a vécu un moment magique alors qu’il a marqué son premier but dans la LNH dans une rencontre face au champion en titre de la Coupe Stanley, le Lightning de Tampa Bay. 

Mais personne ne pouvait prédire un tel scénario il y a à peine trois ans.

Olivier est né dans la ville de Biloxi dans l’état du Mississippi. Il a vu le jour à cet endroit puisque son père (Simon), un ancien défenseur qui a roulé sa bosse dans les rangs mineurs aux États-Unis, évoluait à ce moment pour les Sea Wolves du Mississippi dans la Ligue de la Côte Est.

D’ailleurs, Mathieu est devenu le premier joueur de l’histoire natif du Mississippi à jouer et à marquer un but dans la LNH.

Olivier a joué une grande partie de son hockey mineur sur la rive-sud dans la région de Québec. Il a notamment évolué pour les Commandeurs de Lévis dans la Ligue Midget AAA.

Choix lointain de 7e tour des Wildcats de Moncton en 2013, Olivier a aussi joué pour les Cataractes de Shawinigan et le Phoenix de Sherbrooke. Au total, il aura évolué pendant cinq saisons dans la LHJMQ sans jamais être repêché par une équipe de la LNH.

Publicité

Martin Mondou est l’actuel directeur général des Cataractes. Il l’avait obtenu des Wildcats en retour d’un choix de 3e tour. Mondou savait qu’il avait mis la main sur un joueur déterminé.

«Mathieu, c’est un ''tough''. C’est un vrai. C’est monsieur Olivier. Il avait un niveau de maturité plus élevé que les autres joueurs. Il donnait l’exemple», m’a dit Mondou lors d’un entretien au téléphone.

«C’est un joueur physique. Des joueurs comme lui, ils sont rares. Il accepte son rôle. Le mérite lui revient. Il a toujours agi en professionnel.»

Martin Mondou comme plusieurs autres croyaient que Mathieu Oliver pouvait aspirer à jouer dans la Ligue américaine, mais la LNH semblait hors de sa portée.

Quelques mois avant la conclusion de stage junior, Olivier a accepté un contrat avec les Admirals de Milwaukee dans la Ligue américaine, le club-école des Predators de Nashville. C’était en février 2018.

Un an plus tard (mai 2019), Olivier a convaincu les Predators de lui donner un contrat de deux ans. L’an dernier, il a joué huit matchs dans la LNH et cette année il a pris part jusqu’ici à 9 des 12 parties de l’équipe.

Olivier veut maintenant faire sa place et devenir un incontournable.

Son parcours est fascinant et il nous rappelle que tous les chemins mènent à la Ligue nationale. Pas toujours besoin d’être repêché. La détermination et le vouloir de réussir peuvent mener à la réalisation de plusieurs rêves.

Publicité
Publicité