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Le nouveau prodige finlandais

Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2020-12-31T03:44:14Z

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Après les Patrik Laine, Miro Heiskanen, Kaapo Kakko et Jesperi Kotkaniemi, Brad Lambert pourrait bien être le prochain joyau développé en Finlande à devenir un très haut choix au repêchage de la LNH.

Si on mentionne déjà beaucoup les noms des attaquants canadiens Shane Wright et Matthew Savoie en vue du repêchage de 2022, celui de Lambert est actuellement dans la même catégorie.

D’ailleurs, à la simple évocation de son nom, difficile de discerner les racines finlandaises de l’attaquant de 6 pi et 172 lb.

C’est qu’en fait, il possède également un passeport canadien puisque son père, Ross, est natif de la Saskatchewan et a connu une longue carrière de joueur, la majorité passée en Angleterre.

Son oncle Lane a quant à lui joué 283 matchs dans la LNH avec les Red Wings de Detroit, les Rangers de New York et les Nordiques de Québec.

Il est actuellement entraîneur adjoint de Barry Trotz avec les Islanders de New York.

Déjà un pro

Les racines européennes de Lambert proviennent donc de sa mère, une Finlandaise, et c’est pourquoi il y est né et y a passé les premières années de sa vie.

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C’est donc dans le système finlandais qu’il a fait ses débuts au hockey, mais il est revenu un an au Canada, lors de la saison 2015-2016, où il a disputé une saison au niveau pee-wee avant de retourner en Finlande l’année suivante.

Le choix de représenter ce pays scandinave sur la scène internationale n’a donc pas été difficile à faire.

Cette année, d’ailleurs, Lambert a fait ses débuts dans Liiga, la ligue professionnelle finlandaise, et ce, à l’âge de 16 ans seulement (il a eu 17 ans le 19 décembre). Après des débuts modestes, l’attaquant s’est rapidement ajusté à la vitesse du jeu et a forcé l’entraîneur du JYP de Jyväskylä Pekka Tirkkonen à l’utiliser sur le top-6 en attaque.

Avant de partir pour le camp de la sélection finlandaise junior, il comptait cinq points à ses huit derniers matchs, pour un total de sept en 18 rencontres.

«C’est une ligue difficile, a concédé le jeune talent lors d’une entrevue avec Le Journal, mardi. Il est difficile d’y marquer puisque le jeu y est très défensif. Je le savais en arrivant, mais j’ai quand même eu besoin d’une période d’ajustement. De plus, je n’étais pas utilisé beaucoup. Plus ça allait, plus je jouais, et j’ai commencé à être utilisé sur l’avantage numérique. Avant de partir, je sentais que j’aidais de plus en plus l’équipe.»

Rôle important

Avec l’équipe finlandaise junior, Lambert fait partie des piliers de la formation malgré son jeune âge.

Depuis le début de la compétition, l’entraîneur Antti Pennanen l’utilise au sein du deuxième trio de l’équipe en compagnie de Roby Jarventie et Juuso Parssinen. En trois parties, il a récolté un total de deux passes.

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«J’ai déjà l’impression qu’il a beaucoup gagné en maturité depuis le début de la compétition, a noté au Journal l’entraîneur adjoint de l’équipe finlandaise et ancien joueur de la LNH, Antti Miettinen. C’est un jeune joueur et ça paraît dans certaines situations, mais c’est un jeune très intelligent qui possède de bonnes habiletés, et il veut constamment apprendre.»

C’est d’ailleurs ce qui saute aux yeux de Miettinen dans le cas de Lambert : sa soif insatiable d’apprendre.

«Il est toujours ouvert aux conseils. C’est un jeune qui est constamment en train de regarder des matchs pour tenter d’apprendre des meilleurs joueurs. Évidemment, en tant qu’entraîneur, on veut s’assurer qu’on ne veut pas le mettre dans un moule. Il doit laisser aller sa créativité et notre rôle est de l’aider à travailler sur ses forces.»

Opportunité ratée

Lambert ne le cache pas : il aurait aimé que le Mondial junior 2021 soit tenu devant spectateurs et que sa famille du côté paternel, qui demeure majoritairement en Saskatchewan, puisse le voir évoluer en personne.

Cette chance, il l’a vécue à plus petite échelle lorsqu’il a représenté la Finlande au Défi mondial des moins de 17 ans la saison dernière, à Swift Current.

«C’était spécial. Tous mes proches étaient venus m’encourager. C’est malheureux que cette année, ce soit dans une bulle. Ils sont obligés de regarder les matchs à la télévision», mentionne Lambert, dont la visite annuelle au Canada a elle aussi été annulée l’été dernier en raison de la pandémie.

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