Tous les résultats
Publicité

«C’est là où c’est plus compliqué pour lui»: une saison mentalement difficile pour Félix Auger-Aliassime

Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-12-03T20:42:04Z

Partager

Félix Auger-Aliassime a terminé sa saison là où il l’avait commencée: au 29e rang mondial. Après avoir frôlé le top-5 en 2023, le Québécois a navigué entre les 17e et 36e rangs de l’ATP cette année, sans avoir réussi à mettre la main sur un titre.

• À lire aussi: La pression pour avoir un toit au stade IGA se fait sentir

• À lire aussi: «C’est là où c’est plus compliqué pour lui»: une saison mentalement difficile pour Félix Auger-Aliassime

• À lire aussi: Félix Auger-Aliassime se fiance

L’athlète de 24 ans a tout de même brillé aux Jeux olympiques de Paris, grimpant sur la troisième marche du podium en double mixte avec Gabriela Dabrowski – une première pour le Canada en 24 ans – en plus de disputer le match pour la médaille de bronze en simple.

«C’est un super athlète, il a toutes les armes nécessaires pour avoir beaucoup de succès, l’a complimenté Valérie Tétreault, vice-présidente, communications et tournois professionnels chez Tennis Canada, et directrice de l’Omnium Banque Nationale de Montréal, mardi, lors du bilan annuel de la fédération.

Publicité

«Je pense que mentalement, c’est là où des fois c’est plus compliqué pour lui. Il va douter de lui alors qu’un autre joueur est convaincu que sa place est au sommet du classement. Au tennis, cette fraction de seconde d’hésitation, ça veut tout dire», a-t-elle ajouté.

Chaque fois que Félix montre des signes encourageants, en battant notamment de grosses pointures, les amateurs s’imaginent qu’il est de retour pour de bon sur la bonne voie.

«J’étais la première à dire que les Jeux olympiques allaient le relancer, a admis Tétreault. Finalement, il arrive autre chose ou il a une blessure à un mauvais moment.»

Guillaume Marx, vice-président haute performance lors du bilan de fin de saison de Tennis Canada, mardi, au Stade IGA.
Guillaume Marx, vice-président haute performance lors du bilan de fin de saison de Tennis Canada, mardi, au Stade IGA.

Changer d’entraîneur?

Dans des sports d’équipes, quand ça ne va pas comme on le souhaite, c’est souvent l’entraîneur qui écope. Chez une discipline individuelle, le contexte est différent.

«C’est unique, il n’y a pas d’autres sports où vous engagez quelqu’un que vous allez payer pour qu’il vous dise peut-être des choses que vous ne voulez pas. C’est compliqué», a rappelé Guillaume Marx, vice-président haute performance chez Tennis Canada.

Cette relation est particulière, parce que l’athlète et son coach sont tout le temps ensemble sur la route. De plus l’entraîneur porte plusieurs chapeaux, parfois celui d’un psychologue, d’un confident et d’autre fois, celui de quelqu’un d’autoritaire qui doit dire les quatre vérités à son joueur, qui est aussi son employeur.

«La chimie est ultra-importante. En même temps, tu veux quelqu’un qui partage ta vision, ta philosophie, mais quelqu’un qui est capable de te challenger et de te pousser», a expliqué Tétreault.

Un membre de la famille

L’ancienne joueuse professionnelle reconnaît que certains athlètes sont rapides sur la gâchette pour congédier leur instructeur afin de provoquer une étincelle ou de favoriser une nouvelle approche. D’autres accordent de la valeur à une relation de longue date.

«C’est probablement le cas de Félix, qui travaille depuis longtemps avec Frédéric Fontang, a estimé Tétreault. Ils ont bâti quelque chose de précieux et Frédéric fait quasiment partie de la famille.»


▶ De son côté, Leylah Annie Fernandez, 31e mondiale, a «essayé» quelques coachs pour finalement revenir avec son père, Jorge Fernandez.

Publicité
Publicité