La pression pour avoir un toit au stade IGA se fait sentir


Mylène Richard
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Impossible de dresser un bilan de la saison de tennis au Canada sans aborder le sujet d’un futur toit sur le court central du stade IGA, surtout sachant que la pluie a trop souvent joué les trouble-fête au cours des dernières présentations de l’Omnium Banque Nationale de Montréal.
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Il n’y a aucune menace de la part des grands circuits pour l’instant, mais les dirigeants de la fédération ne veulent pas attendre qu’il soit minuit moins une avant de bouger. Ils iront donc de l’avant avec une étude de faisabilité dès janvier, avec l’espoir de divulguer les résultats l’été prochain et de les présenter aux différents paliers de gouvernement.
«Nos installations sont de plus en plus vieillissantes et demanderont une mise à niveau importante si on veut garder le tournoi à Montréal dans un horizon de 30 ans», a statué la directrice de l’événement, Valérie Tétreault, mardi.
En entrant dans une nouvelle ère en juillet, passant de sept à douze jours de compétitions et de 56 à 96 joueurs, l’Omnium Banque Nationale devra répondre à de nouvelles exigences. Il aura éventuellement besoin de plus qu’un toit, dont la construction était évaluée à 70 millions $ en 2019.

Des joueurs mécontents
Il manque d’espace au stade IGA afin «de pouvoir assurer la pérennité de notre tournoi à long terme», d’après Tétreault. Selon un sondage de l’ATP, les joueurs commencent à se plaindre des petits vestiaires, du central étroit, du manque de terrains d’entraînement, etc.
Les organisateurs sont d’ailleurs à la recherche d’un site satellite, qui serait idéalement situé près du stade ou de l’hôtel, afin que les athlètes puissent s’exercer.
«La dernière chose qu’on veut, c’est de s’attarder [aux problèmes] quand il est rendu trop tard», a laissé tomber la directrice, fière de la nouvelle mezzanine où sont regroupés les services médicaux aux joueurs ainsi que la salle des médias.

«Suivre la parade»
La pression vient aussi des autres Masters 1000, qui ne lésinent pas sur les investissements. Rome devrait avoir un toit en 2026 et Cincinnati a annoncé des travaux de 365 millions $, dont 211 000 proviennent de la Ville, a précisé Tétreault.
«Ça rehausse la barre», a confirmé celle qui ne s’attendait pas à travailler sur des projets de cette envergure aussi rapidement quand elle a été nommée, il y a deux ans, à la tête du tournoi, dont les profits financent notamment la relève.
«On doit regarder ce qui se fait ailleurs pour ne pas être le dernier de classe, a-t-elle noté. Il faut se préparer et suivre la parade par rapport à ce qui est offert, autant aux amateurs qu’aux joueurs, un peu partout à l’international.»
Et c’est sans compter les autres villes qui aimeraient accueillir des Masters 1000, la catégorie juste après les Grands Chelems.
«Si on n’est pas prêt à faire ce qu’il faut pour être à niveau, il y a quelqu’un d’autre qui va en faire la démonstration. La dernière chose qu’on veut c’est que l’ATP soit tentée [d’aller ailleurs]», a prévenu Tétreault.