«Le Hamas est désormais le seul obstacle à un cessez-le-feu complet», assure Joe Biden

Agence France Presse
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Israël veut avancer vers un plan de cessez-le-feu dans la bande de Gaza et son adoption ne dépend désormais que du Hamas, ont affirmé séparément lundi la Maison Blanche et Joe Biden.
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«Le Hamas est désormais le seul obstacle à un cessez-le-feu complet» à Gaza, a dit le président américain lors d'une conversation téléphonique avec l'émir du Qatar Tamim ben Hamad Al-Thani, selon un compte-rendu qu'en a fait la Maison Blanche.
M. Biden a par ailleurs «confirmé la volonté d'Israël d'avancer sur la base des conditions offertes» au mouvement palestinien et qu'il avait lui-même détaillées vendredi depuis la Maison Blanche, selon le communiqué de l'exécutif américain.
Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Jake Sullivan, a tenu un discours similaire.
Israël est disposé à avancer sur la voie d'un accord présenté par Joe Biden pour un cessez-le-feu et la libération des otages à Gaza et la balle est dans le camp du Hamas, a-t-il insisté.
Le conseiller diplomatique de l'exécutif a tenu ces propos lundi en dépit des doutes croissants sur le projet d'accord décrit par Washington comme étant israélien, mais qui a suscité des réactions mitigées au sein du gouvernement du premier ministre Benjamin Netanyahu.
«Ce week-end, Israël a de nouveau manifesté sa volonté d'aller de l'avant et de conclure un accord», a déclaré M. Sullivan devant un forum de décideurs à Washington. «Tous ceux qui réclament un cessez-le-feu depuis tout ce temps doivent regarder le Hamas en face cette semaine et lui dire qu'il est temps de s'asseoir à la table des négociations et de conclure un accord».
Poteau de but
«Si le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinouar, décide qu'il est en sécurité dans un tunnel et que cette proposition n'est pas dans son intérêt parce qu'il se sent en sécurité, c'est une évaluation qu'il peut faire», a déclaré de son côté le porte-parole du département d'État, Matthew Miller.
«Mais je pense qu'elle est très clairement dans l'intérêt du peuple palestinien», a-t-il ajouté en faisant valoir que la proposition était «presque identique» à celle que le Hamas a soumise il y a quelques semaines, et disant espérer que le Hamas «ne va pas déplacer les poteaux de but maintenant».
Jake Sullivan, qui s'est rendu plusieurs fois au Moyen-Orient depuis l'attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien contre Israël le 7 octobre, suivie de représailles israéliennes massives dans la bande de Gaza, a martelé qu'un accord serait «la meilleure chose» pour la population de Gaza, d'Israël et des États-Unis.
Le président américain a présenté vendredi ce qu'il a qualifié de plan israélien en trois phases destiné à mettre un terme à la guerre, à obtenir la libération de tous les otages et à reconstruire le territoire palestinien ravagé.
Les services de Benjamin Netanyahu ont cependant réagi en déclarant qu'Israël était déterminé à poursuivre la guerre jusqu'à l'élimination du Hamas.
Un porte-parole du gouvernement israélien a encore affirmé lundi que le plan en question était «incomplet».
Le Hamas avait jugé vendredi «positive» la feuille de route présentée par Washington.
La Maison-Blanche a martelé lundi que celle-ci était israélienne et qu'il ne s'agissait pas d'un plan concocté par Washington pour faire pression sur l'allié israélien.
«C'est une proposition israélienne. C'est une proposition sur laquelle eux et nous avons travaillé grâce à des efforts diplomatiques intenses», a dit le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby.
Tout en reconnaissant les divisions au sein du gouvernement israélien, les États-Unis jugent qu'«un conflit sans fin à Gaza, à la recherche d'une certaine idée de victoire totale, ne rendra pas Israël plus sûr», selon Matthew Miller.
Il a souligné que le Hamas avait été «incroyablement diminué» au cours des huit mois de guerre, un grand nombre de ses combattants ayant été tués et des armes ainsi que des usines d'armement souterraines ayant été détruites.