Le gardien de format géant des Remparts encore plus grand et plus fort

Stéphane Cadorette
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Louis-Antoine Denault semblait presque déçu au moment de discuter avec l’auteur de ces lignes, au camp d’entraînement des Remparts. «Je pensais que j’étais rendu à 6 pi 8, mais je ne le suis pas tout à fait. J’ai quand même encore grandi et j’ai encore de la place», a-t-il laissé tomber.
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La saison dernière, le gardien avait surpris non seulement les Remparts, mais encore la LHJMQ au grand complet en se taillant un poste dans l’équipe. Encore plus quand il a disputé 29 matchs.
Il faut dire que celui qui aura 18 ans à la fin de septembre se pointait à Québec comme joueur invité, mais rares sont les invités qui font autant tourner les têtes.
«Je savais que ce serait difficile. J’avais dit à l’organisation que j’allais juste rester 48 heures. Finalement, le camp avançait, je jouais et plus ça allait, plus j’y croyais. C’est une question de confiance. J’ai toujours cru en mes moyens, mais moi aussi j’étais surpris que tout arrive aussi vite», a-t-il raconté.
Tout est différent

On se propulse un an plus tard et tout a changé. Denault a (encore) grandi, prenant presque un pouce et ajoutant près d’une quinzaine de livres à sa charpente. Même son plastron a été modifié au niveau des manches et il doit recevoir des culottes plus grandes.
«Je me sens plus fort, plus rapide et plus confiant», a-t-il lancé en sachant que, cette saison, il sera jusqu’à preuve du contraire le gardien numéro un.
«C’est la preuve que tout peut toujours arriver et c’est pour ça que cette année, je ne vais pas m’asseoir sur mes lauriers. Il faut continuer de travailler. Je sais que c’est mon année de repêchage, mais j’essaie de mettre ça de côté et de me concentrer sur mon jeu pour m’améliorer à chaque fois que je saute sur la glace.»
Année critique
C’est donc en juin prochain que le grand gardien pourrait être repêché dans la LNH. Sans en faire une maladie, il va de soi qu’il discute déjà de la situation avec son agent.
«C’est fort possible que mon gabarit pique la curiosité des équipes, mais il faut avant tout que je montre que je suis capable de jouer. Tu ne peux pas juste être un gardien de grand format, il faut que je continue d’évoluer», a-t-il constaté.

De l’aide dans la LAH
Pour se préparer à sa saison et au repêchage, Denault affirme qu’il a mis le paquet sur son entraînement, soit cinq séances en gymnase par semaine et deux ou trois séances sur la glace.
Durant cet été chargé, il a même travaillé avec l’entraîneur des gardiens du Rocket de Laval, Marco Marciano, et celui du Crunch de Syracuse, Maxime Vaillancourt.
«Ça m’a vraiment aidé. Tu goûtes au monde des pros et même si je devais faire deux heures et demie de route, ça ne me dérangeait vraiment pas. J’ai adoré travailler avec eux. C’est toujours le fun d’avoir des opinions différentes», a-t-il mentionné.