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Le détecteur de mensonges : les médias américains sont de connivence avec l'Iran, dit Trump

Photomontage Benoit Dussault
Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2026-03-24T18:29:51Z

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Accusation contre les médias et conversation avec un ancien président inconnu : dans les derniers jours, Donald Trump a — encore une fois — multiplié les mensonges pour justifier la poursuite de la guerre que les États-Unis et Israël ont déclenchée unilatéralement au Moyen-Orient.

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Un peu de contexte

Alors que Washington et Tel-Aviv enchaînent les bombardements contre les infrastructures énergétiques de l’Iran et menacent de s’en prendre aux centrales électriques du pays, Donald Trump a affirmé cette semaine que les négociations avec le pouvoir iranien étaient « fructueuses », laissant ainsi planer un éventuel ralentissement des attaques américaines.

Une affirmation que Téhéran a démentie et qui sème le doute parmi les analystes, notamment parce que le président américain a multiplié les mensonges et les demi-vérités au gré des développements de la guerre dans la dernière semaine.

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Mensonge 1 : les médias sont des traites et partagent de fausses vidéos du pouvoir iranien

Le Pentagone a imposé lundi de nouvelles restrictions aux journalistes américains affectés aux questions de défense, un peu plus d’une semaine après que Donald Trump a accusé les médias de répandre volontairement des informations mensongères inventées par le gouvernement iranien pour exagérer l’ampleur des revers de l’armée américaine sur le terrain.

« Par exemple, l’Iran, en étroite collaboration avec les médias diffusant de fausses informations, montre notre formidable porte-avions USS Abraham Lincoln, l’un des navires les plus grands et les plus prestigieux au monde, en proie à un incendie incontrôlable en pleine mer. Non seulement il ne brûlait pas, mais il n’a même pas été pris pour cible — l’Iran sait bien qu’il ne faut pas faire ça ! Cette histoire était sciemment FAUSSE et, d’une certaine manière, on peut dire que les médias qui l’ont diffusée devraient être poursuivis pour TRAHISON pour avoir propagé de fausses informations ! », a-t-il écrit dans un message publié sur Truth Social le 15 mars.

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Les faits

Il n’existe aucune preuve d’une coordination entre le pouvoir iranien et les médias américains couvrant la guerre.

Plusieurs grands médias, dont le New York Times et Politifact, ont même publié des articles affirmant que la vidéo à laquelle Trump fait référence a été créée par Intelligence artificielle.

Quand un journaliste CNN a demandé à la Maison-Blanche de donner des preuves corroborant les accusations de Donald Trump, la porte-parole Anna Kelly lui a seulement envoyé des liens menant vers des articles de médias étrangers, notamment israéliens et turcs. 

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Mensonge 2 : un ancien président a approuvé la décision de Trump d’attaquer l’Iran

Le 16 mars, Donald Trump a défendu sa décision d’attaquer l’Iran en avançant qu’un ancien président lui aurait mentionné qu’il regrettait de ne pas l’avoir fait pendant son propre mandat.

« J’aurais aimé faire comme toi. J’aurais pu le faire », aurait dit cet ex-président.

Donald Trump a refusé de divulguer le nom de son interlocuteur, mais a précisé qu’il ne s’agissait pas de George W. Bush. 

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Les faits

Bien qu’il soit impossible de dire si cette conversation privée a réellement eu lieu, plusieurs indices font soulever des doutes.

Tout d’abord, les porte-parole des quatre présidents toujours vivants, soit Bill Clinton, George W. Bush, Barack Obama et Joe Biden, ont tous nié les affirmations de Trump.

Notons qu’une fois George W. Bush exclut, il ne reste que d’anciens dirigeants démocrates dont les relations avec l’actuel locataire de la Maison-Blanche sont, pour le moins, tendues.

Dans les dernières années, plusieurs médias américains ont publié des reportages qui ont révélé que Donald Trump a souvent inventé de supposées conversations privées qui n’ont jamais eu lieu afin de justifier ses positions sur des enjeux controversés.

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