Guerre en Iran : on vous résume les récentes (et nombreuses) contradictions de Donald Trump


Gabriel Ouimet
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Donald Trump multiplie les contradictions concernant la guerre en Iran, faisant planer le doute sur ses objectifs et ses attentes. On vous résume les revirements de position les plus marquants des trois dernières semaines.
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Lundi, Donald Trump a insisté auprès des alliés des États-Unis, notamment les grandes puissances européennes, afin qu’elles acceptent de lui prêter main-forte pour sécuriser le détroit d’Ormuz.
Le blocage de ce passage maritime stratégique, où transite habituellement 20 % du pétrole mondial, est à l’origine des plus importantes perturbations en matière d’approvisionnement énergétique depuis des décennies.
L’appel du président américain est cependant demeuré sans réponse.
Devant le refus des membres de l’OTAN à participer à la guerre déclenchée unilatéralement par son administration et ses alliés israéliens, le président a minimisé l’importance de leur contribution.
« Non n’avons besoin de personne », a d’abord affirmé Trump, avant de fustiger les décideurs occidentaux pour leur inaction.
« Grâce aux succès militaires que nous avons eus, nous n’avons plus besoin et nous ne voulons plus de l’aide des pays de l’OTAN. NOUS N’EN AVONS JAMAIS EU BESOIN », a-t-il ensuite assuré.
Puis, le lendemain, il a qualifié la décision des alliés d’« erreur vraiment stupide », avant de minimiser son appel à l’aide quelques minutes plus tard en déclarant que Washington « aimerait avoir un peu d’aide » pour détecter les mines dans le détroit d’Ormuz.
Ces revirements sont les derniers d’une longue série de contradictions.
Une simple « escapade »
Au cours des trois dernières semaines, Donald Trump a souvent qualifié l’opération américaine en Iran de simple « escapade », évitant d’utiliser le mot « guerre » lors de certaines conférences de presse.
« J’appelle ça une petite escapade. J’ai dû faire cette petite escapade et accomplir quelque chose qu’aucun autre président n’avait eu le courage de faire, alors que tout le monde voulait le faire, mais n’en avait jamais eu le courage, et je ne leur en veux pas », a-t-il encore une fois affirmé, jeudi, alors que des journalistes le pressaient de préciser l’objectif de l’armée américaine en Iran et le délai envisagé avant la fin de la mission américaine.
Le président n’hésite toutefois pas à utiliser des expressions plus musclées pour vanter les résultats de la guerre qu’il dit avoir déclenchée en réponse à la menace existentielle que représente le régime iranien pour les États-Unis.
Plusieurs analystes estiment que cette ambiguïté illustre l’aspect nébuleux des objectifs de l’administration.
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Une guerre « presque terminée » depuis trois semaines
Donald Trump a déclaré que la guerre était « pratiquement » terminée dès le début de la deuxième semaine de frappes américaines en Iran, conservant sa prédiction initiale de voir les objectifs américains atteints en « trois ou quatre semaines ».
Moins de deux jours plus tard, il a martelé que les États-Unis et Israël poursuivraient leurs offensives tant que les capacités nucléaires, balistiques et militaires de l’Iran ne seraient pas détruites, refusant de donner un délai quant à l’atteinte de ces buts.
Le 19 mars, près de deux semaines plus tard, il a répété que la guerre tirait à sa fin, précisant que les infrastructures militaires de l’Iran ont été « anéanties » grâce aux attaques américaines.
La même journée, Donald Trump a toutefois autorisé le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, à demander 200 milliards de dollars au congrès afin de « neutraliser les méchants » au Moyen-Orient, faisant de nouveau planer le doute sur ses ambitions en Iran.
- Avec l’AFP, la BBC et le New York Times