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Voici pourquoi le Liban est malgré lui impliqué dans la guerre au Moyen-Orient

AFP
Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2026-03-16T20:00:06Z

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Israël a annoncé lundi le début d’une opération militaire terrestre au Liban, une nouvelle escalade dans la guerre déclenchée par l’État hébreu et les États-Unis au Moyen-Orient. Voici ce qu’il faut savoir pour comprendre pourquoi le gouvernement libanais se retrouve malgré lui impliqué dans le conflit.

• À lire aussi : 8 clés pour comprendre la guerre qui oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël

Le 2 mars, le Hezbollah a attaqué Israël à l’aide de missiles et de drones pour venger la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême de l’Iran tué deux jours plus tôt lors des premières frappes israélo-américaines.

L’attaque n’avait rien de surprenant : le Hezbollah a été créé par les Gardiens de la révolution, la branche armée et idéologique du gouvernement religieux iranien, pendant la guerre civile libanaise en 1982.

L’un des principaux objectifs de sa création était de combattre les forces israéliennes qui occupaient alors le Liban. Tout comme l’Iran, le groupe s’oppose à l’existence même d’Israël. 

Des combats éclatent donc régulièrement entre l’organisation et l’État hébreu, au gré des offensives israéliennes dans la région.

Le Hezbollah est aussi l’allié du Hamas palestinien, le groupe militaire et politique qui s’oppose à Israël dans la bande de Gaza.

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La situation s’est d’ailleurs envenimée davantage entre le groupe libanais et Tel-Aviv après l’attentat orchestré par le Hamas qui a fait plus de 1200 victimes en Israël le 7 octobre 2023. Le Hezbollah, considéré comme une entité terroriste par de nombreux pays occidentaux, avait alors attaqué Israël afin de répondre à la guerre déclenchée à Gaza dans la foulée de l’attaque. 

Le Liban pris en otage

Israël avait déjà procédé à des interventions militaires dans le sud du Liban dans les jours précédant le déclenchement des hostilités en Iran le 28 février, mais la situation s’est aggravée après les récentes attaques du Hezbollah.

Le gouvernement libanais avait pourtant tenté d’éviter l’escalade en interdisant les activités militaires du groupe armé au début du mois de mars.

Le Hezbollah a toutefois refusé de se conformer à l’interdiction et des officiels libanais ont indiqué que l’armée n’a pas les moyens de s’opposer au groupe.

Résultat : les frappes israéliennes se poursuivent au Liban. Elles ont fait au moins 880 morts et plus de 2000 blessés dans les deux dernières semaines de combats, selon le dernier bilan des autorités libanaises publié lundi.

AFP
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L’offensive terrestre annoncée par l’armée israélienne lundi vise officiellement à répondre à une opération conjointe de l’Iran et de l’organisation armée libanaise lors de laquelle près de 200 missiles et une vingtaine de drones ont été lancés vers le territoire israélien le 11 mars.

Le président libanais Joseph Aoun a indiqué vouloir entamer des négociations avec Israël afin de mettre fin aux assauts sur son territoire. Il a également demandé une aide logistique afin que l’armée libanaise puisse intervenir dans les zones de conflit et désarmer le Hezbollah.

Le chef de la diplomatie israélienne a cependant affirmé dimanche qu’aucune négociation directe n’était prévue avec Beyrouth.

Israël dit vouloir créer une large « zone tampon » en sol libanais, à la frontière entre les deux pays, pour se protéger des tirs de roquettes du Hezbollah.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a aussi déclaré que les plus de 1 million de Libanais déplacés depuis le début de la guerre ne rentreraient pas chez eux tant que le nord d’Israël ne serait pas sécurisé.

Avec des informations de l’AFP, la BBC et l’Orient – Le Jour

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