«Le but, c’est de donner un bon show»: Maxim Lapierre est sur son X comme analyste à TVA Sports

Guillaume Picard
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S’il y a encore un septième match dans la série opposant le Canadien de Montréal aux Hurricanes de la Caroline en finale de l’Est, Maxim Lapierre et Antoine Roussel promettent de livrer un autre discours d’avant-match bien senti, les amateurs étant devenus accros à leurs élans du cœur.
« La passion nous a emportés, Antoine et moi, lors du septième match du CH contre Tampa Bay. Et si tu l’as fait une première fois, tu sais comment c’est à Montréal, t’es mieux de reprendre ça, ce qu’on a fait lors du septième match contre Buffalo », a dit celui qui en est à sa sixième année comme analyste à TVA Sports.
« Tout ce qu’on fait, on le fait pour les partisans. On veut s’amuser, puis le but, c’est de donner un bon show aussi. Le hockey est parfois pris un petit peu trop au sérieux », a dit celui qui est originaire de l’arrondissement de Saint-Léonard, à Montréal, et qui a le CH tatoué sur le cœur depuis l’enfance.
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Après sa femme et ses trois enfants, le Canadien de Montréal, pour qui il a joué, est « l’autre amour de sa vie ».
« La passion que j’ai pour le Canadien est vraie. Je capote sur cette organisation-là, je comprends la valeur de l’histoire pour les Québécois. Parfois, il y a des gens qui me disent : “Fais attention, t’es fafane un peu”. Ma réponse à tout ça, c’est toujours le comparatif avec comment j’élève mes enfants. Ce n’est pas parce que j’aime mes enfants que je ne leur dirai pas qu’ils ont commis une erreur, tu comprends ? C’est la même chose avec le Canadien. Autant que je les aime, si un joueur joue mal, je vais le dire. »
Il porte avant tout attention au rendement.
« Je ne regarde pas les résultats ou les statistiques, je regarde l’effort. Tant qu’un gars travaille et donne son 100 %, même s’il est mauvais, je n’irai pas contre lui parce que je sais ce qu’il essaie de faire pour s’en sortir. Cependant, si un joueur se pogne le beigne et que ça ne lui tente pas, je ne me gênerai pas. »
En décembre 2020, Maxim Lapierre, qui jouait en Allemagne, décidait d’accrocher ses patins et de rentrer au pays.

« En l’espace de 48 heures, j’avais signé mon contrat avec TVA Sports, je faisais faire mes complets pendant que j’étais dans l’avion pour être en ondes peu de temps après mon arrivée. Bref, dans une même semaine, j’ai joué un match à Berlin, j’ai pris ma retraite et j’ai rejoint l’équipe de TVA Sports. »
« J’ai pas eu de pratique ! [Rires] Martin Larocque, notre producteur, m’a dit dans l’oreillette : “Y’a un million de personnes qui te regardent !” J’ai comme eu une mini-panique, mais je me suis dit : “Sois toi-même”. L’important, pour moi, c’est de garder ma personnalité. C’est trop facile de devenir quelqu’un de fake. »
En fait, en amont de son arrivée à TVA Sports, Maxim Lapierre et son ami Guillaume Latendresse avaient lancé le balado La poche bleue, qui a mis la table à leur carrière d’analystes. Depuis, Guillaume Latendresse a décidé de prendre une autre direction, mais Maxim Lapierre est comme un poisson dans l’eau à TVA Sports, que ce soit aux côtés d’Elizabeth Rancourt et d’Antoine Roussel pendant les matchs du CH, ou dans les émissions de la chaîne sportive et même à LCN.
« La poche bleue m’a amené du côté des médias sans le vouloir. Je faisais ça pour m’amuser pendant qu’on ne pouvait rien faire pendant la pandémie, mais c’est devenu gros et c’est là que les gens de TVA Sports nous ont remarqués. Ensuite, ça s’est fait naturellement. »

Qui va boiter le moins ?
Maxim Lapierre croit aux chances du Canadien contre les Hurricanes. En fait, les quatre équipes dans la dernière ligne droite peuvent aspirer à soulever la coupe Stanley, selon lui. Mais les joueurs du CH devront être prêts à souffrir, dès ce soir, alors que s’amorce la finale de l’Est.
« Qui va se lever ce soir pour le match numéro un ? Qui va boiter le moins ? Tout le monde est blessé, alors comment tu t’adaptes ? Ça va être la profondeur de l’équipe, le courage, ça va être plein de facteurs. »
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