Le beau parcours de Kei Nishikori prend fin en quarts de finale à Montréal


Mylène Richard
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On se demandait qui allait arrêter le vétéran Kei Nishikori. C’est finalement l’Italien Matteo Arnaldi qui a endossé ce rôle, dans la nuit de samedi à dimanche, en quarts de finale de l’Omnium Banque Nationale.
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En s’inclinant dans une chaude de 6-4 et 7-5, Nishikori a échoué à se qualifier pour une première demi-finale dans un Masters 1000 depuis 2018.
Il aurait pu du même coup devenir le joueur le moins bien classé à atteindre ce stade de ce type de compétition. Pointant au 576e rang mondial, Nishikori était devenu plus tôt en journée l’athlète avec le pire classement en quarts de finale d’un Masters 1000, après l’Australien Darren Cahill à Indian Wells, en 1994, alors qu’il était 1013e.
La pluie a retardé le début du choc Nishikori-Arnaldi à 22h46, qui a lui aussi été suspendu pendant plus de 10 minutes.
Fatigue
Après s’être échangé plusieurs bris de service, la 46e raquette de l’ATP, n’a pas raté sa chance de se classer pour sa première demi-finale d’un Masters 1000 à vie.
«Je suis très fatigué», a commenté Arnaldi, qui a profité plus tôt samedi de l’abandon de l’Espagnol Alejandro Davidovich Fokina avec un pointage de 4-6, 7-6 (5) et 3-0, en raison de maux de ventre.
«J’ai joué du bon tennis aujourd’hui [samedi], les matchs n’étaient pas faciles. Je suis heureux de la manière dont j’ai pu gérer les moments importants», a-t-il ajouté.
L’Italien de 23 ans affrontera dimanche Andrey Rublev, qu’il avait battu cet été à Roland-Garros.
«Ce sera différent qu’à Paris où j’ai joué le meilleur tennis de ma carrière. Il va tenter d’avoir sa revanche», a prédit Arnaldi.

Résurrection
Pour revenir à Nishikori, il a connu une véritable résurrection à Montréal. Le Japonais de 34 ans avait obtenu son billet pour les quarts de finale avec une victoire sans appel sur le Portugais Nuno Borges, 6-3 et 6-4, samedi.
Entré au tableau principal grâce à son classement protégé. Blessé plus souvent qu’à son tour, l’ancien numéro 4 de l’ATP avait effectué un retour en mars au Masters de Miami après huit mois d’inactivité. Puis, le mois suivant, il avait dû se retirer d’un match de deuxième tour à Roland-Garros à cause d’une douleur à l’épaule.
Aux Jeux olympiques, il n’a pas bien performé, s’inclinant sèchement devant le Britannique Jake Draper.
Mais Nishikori semble renaître à Montréal. Après avoir battu l’Américain Alex Michelsen, il a signé sa plus importante victoire en trois ans en éliminant le Grec Stefanos Tsitsipas, 11e tête de série, en deux manches identiques de 6-4, jeudi.
«Draper m’a infligé tout un revers et je ne savais pas combien de temps il me faudrait pour remonter la pente, avait-il admis après son gain face à Tsitsipas. J’ai vraiment douté de moi la semaine dernière.»