Tous les résultats
Publicité

Laurent Dubreuil en direct de Milan: la performance qui pourra inspirer mes enfants

Photo AFP
Photo portrait de Laurent Dubreuil

Laurent Dubreuil

2026-02-09T09:00:00Z

Partager

S’il y a une chose que je tente d’inculquer à mes deux enfants, c’est que le succès, ça n’arrive pas du jour au lendemain. Que même si tu es bon dans quelque chose, ça peut prendre des années et des années pour l’obtenir, ce succès.

• À lire aussi: En direct de Milan: Laurent Dubreuil raconte pourquoi il n’est pas allé à la cérémonie d’ouverture

Maintenant, je vais avoir l’histoire de Valérie Maltais comme preuve.

De voir une autre patineuse, une Québécoise, une amie, gagner la première médaille canadienne des Jeux olympiques à Milan, c’était assez incroyable. On était tellement content pour elle.

Valérie en est à ses cinquièmes Jeux. Les trois premiers, elle y a participé en courte piste. Puis, elle avait l’impression d’avoir fait le tour. Alors elle a décidé de commencer la longue piste.

Ce sont deux sports semblables, on s’entend, mais il fallait quand même qu’elle fasse un pas de recul, qu’elle apprenne certaines choses. Et huit ans plus tard, elle décroche sa première médaille individuelle, à 35 ans.

Photo Gabriel Bouys / AFP
Photo Gabriel Bouys / AFP

Ça fait seulement deux ans que Valérie gagne des médailles individuelles en Coupe du monde. Elle a gagné l’or à la poursuite par équipe, aux Jeux de 2022, mais elle voulait prouver qu’elle pouvait aussi s’illustrer dans les courses individuelles.

Publicité

Elle ne l’a jamais caché. Elle voulait montrer qu’elle était une des meilleures patineuses de la planète. Et elle a réussi.

Une incroyable force de caractère

Ça prend une force de caractère incroyable pour vouloir continuer à s’améliorer ainsi, dans la trentaine.

À Pékin, il y a quatre ans, elle avait fini 12e au 3000 m. Mais elle a continué à faire des gains, d’année en année.

AFP
AFP

Valérie peut encore gagner l’or à la poursuite, à Milan. Sauf que cette médaille de bronze au 3000 m, même si elle sera la première à dire qu’il y a tout un travail d’équipe en arrière, c’est la sienne.

C’est elle qui a patiné, seule. C’est elle qui l’a gagnée.

• À lire aussi: Première médaille olympique individuelle: des larmes de joie pour Valérie Maltais à Milan

• À lire aussi: Italie 2026: un déménagement à Québec donne un nouvel élan à la carrière olympique de Valérie Maltais

C’était quand même pas mal stressant à regarder pour le reste de l’équipe.

Une fois Valérie passée, il fallait encore que ni la Néerlandaise Joy Beune, qui l’a souvent devancée cette saison, ni la Canadienne Isabelle Wiedemann (pour qui on aurait aussi été vraiment heureux!) ne la devance.

Une incroyable médaille d’or

Et ce n’était pas la seule performance inspirante au 3000 m, samedi. La championne, l’Italienne Francesca Lollobrigida, a connu une saison vraiment difficile. Elle a 35 ans, elle aussi, et un petit garçon de deux ans et demi, qu’elle est allée serrer dans ses bras après son titre olympique.

AFP
AFP

Personne ne s’attendait à ce qu’elle gagne. Et c’est peut-être pourquoi sa performance m’inspire beaucoup.

Je n’ai pas connu ma meilleure saison, moi non plus, même si je sais que mon niveau peut être excellent. J’ai quand même réussi de très bons temps, dont le meilleur de ma carrière au niveau de la mer, aux qualifications olympiques à Québec.

Mais comme Lollobrigida l’a rappelé avec sa médaille d’or, c’est ça, une année olympique. L’important, c’est de connaître sa meilleure journée sur la piste des Jeux.

– Propos recueillis par Jessica Lapinski

Publicité
Publicité