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L’assassinat du chef du Hamas «est extrêmement honteux» pour l’Iran

Photo portrait de Samuel Roberge

Samuel Roberge

2024-08-01T22:31:41Z

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L’assassinat du chef du Hamas, qui aurait été tué par un engin explosif caché dans la résidence où il séjournait lors de sa visite à Téhéran, prouve des failles de sécurité en Iran, selon un homme militaire québécois retraité.

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«Que [l’Iran] ne soit pas capable de protéger des invités de [son] gouvernement, [...] ça devient extrêmement honteux», affirme le brigadier général à la retraite Gaston Côté lors d’une entrevue sur les ondes de LCN, jeudi.

Les premières hypothèses sur la mort d’Ismaël Haniyeh de la part des autorités iraniennes supposaient que le chef du bureau politique du Hamas avait été tué par une frappe aérienne imputée à Israël, mais, d’après les informations du New York Times, lui et son garde du corps seraient morts dans l’explosion d’un engin qui aurait été secrètement placé deux mois plus tôt dans leur maison d’hôtes.

«C’est une résidence officielle qui est souvent utilisée par des invités de l’État, explique M. Côté. M. Haniyeh s’est rendu plusieurs fois à Téhéran, alors il est fort possible que ses allées et venues aient été soigneusement notées et qu’à ce moment-là il s’agisse simplement d’une infiltration qui a permis de placer une bombe.»

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«Ce n’est pas la première fois que ce subterfuge-là est utilisé, ajoute-t-il. Dans certains autres pays, c’est utilisé lorsque vient le temps de construire par exemple un palais présidentiel, à ce moment-là on enfouit des explosifs dans l’endroit où le président nommé est plus susceptible de se trouver alors qu’on va faire déclencher cette bombe à distance.»

M. Côté souligne toutefois que les services de renseignement iraniens avaient soulevé que la bombe «provenait de l’extérieur du pays», mais cette théorie avancée par les membres de la Garde révolutionnaire serait une façon de détourner les doutes quant à un manque de contrôle de ce corps armé qui était «responsable de la sécurité de cet édifice».

Il conçoit cependant qu’il aurait été en effet «possible» que l’explosion ait été déclenché par «un drone» provenant de l’extérieur des frontières iraniennes, mais il ne peut être sûr à 100%. «Tout va dépendre de l’analyse soignée et détaillée du lieu où l’explosion a eu lieu»; un processus qui pourrait prendre un certain moment avant que les détails soient révélés.

Or, que cette opération ait pu s’organiser sur le territoire de la République islamique est «un peu surprenant», avance M. Côté, mais il rappelle qu’«il y a des tensions qui se trament à l’intérieur du peuple iranien».

Le brigadier général précise que des désaccords persistent au sein de la population en lien avec les droits des femmes et la situation économique du pays, qui souffre grandement en raison des sanctions économiques des Occidentaux.

Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus.

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