La prévalence de l’Alzheimer chez les femmes
Société Alzheimer de Montréal (collaboration spéciale)
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La maladie d’Alzheimer est une source d’inquiétude croissante, surtout à cause d’une disparité alarmante : parmi les personnes qui reçoivent ce diagnostic, les deux tiers sont des femmes.
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Qu’est-ce qui explique cet écart flagrant ? Nous avons exploré la question avec la Dre Antonella Santuccione Chadha, directrice de l’organisation Women’s Brain Foundation et experte dans le domaine.
La maladie d’Alzheimer est multifactorielle, et les principaux facteurs de risque sont l’âge et le sexe.
Le cerveau des femmes est particulièrement sujet aux maladies neurodégénératives.
« Les femmes ont souvent des antécédents de dépression, d’anxiété, de commotions cérébrales et de migraines, ce qui augmente considérablement le risque de troubles neurocognitifs », explique la Dre Santuccione Chadha. Elle ajoute que la ménopause et la périménopause jouent également un rôle majeur : « La baisse du taux d’œstrogènes, lesquels ont des effets neuroprotecteurs, ajoute un stress sur les neurones. »
Le fardeau de la responsabilité
Un autre facteur non négligeable : ce sont souvent les femmes qui assument un rôle de proche aidante.
Cette responsabilité peut entraîner un stress immense et un sentiment d’isolement, ce qui fait grimper le risque de dépression. Et la dépression est un facteur de risque bien établi des troubles neurocognitifs. Ce cycle néfaste mérite une attention particulière, car il met en lumière les répercussions sociales de la maladie.
En ce qui concerne les traitements, la Dre Santuccione Chadha fait remarquer que les nouveaux médicaments semblent souvent plus efficaces chez les hommes. Cela met en lumière la nécessité d’adapter les traitements pour qu’ils répondent aux besoins propres aux femmes.
Le besoin pressant de mesures personnalisées
La Dre Santuccione Chadha plaide en faveur de recherches qui tiendraient compte des différences entre les sexes : critères cliniques précis, études sur les différentes réactions aux traitements, utilisation de biomarqueurs numériques pour une détection précoce des symptômes.
Cette approche pourrait changer la donne et transformer les traitements de la maladie d’Alzheimer.
Enfin, même si le niveau de scolarité des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer peut varier, on remarque que les personnes qui ont une scolarité plus élevée ont une réserve cognitive plus importante, ce qui les protège mieux contre les symptômes de la maladie.
Ce lien démontre l’interaction complexe entre les facteurs sociologiques et biologiques et souligne la nécessité d’une approche globale et multidimensionnelle pour mieux comprendre et se protéger de la maladie d’Alzheimer.
Pour en savoir plus sur les initiatives et les recherches en cours, nous vous invitons à consulter le site Web de Women’s Brain Project. Celui-ci offre une foule de ressources et de renseignements utiles sur les problèmes de santé cérébrale des femmes.
womensbrainproject.com