La montée saoudienne en boxe: le promoteur Eddie Hearn y voit une bonne chose


Dave Lévesque
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QUÉBEC | L’Arabie saoudite est en train de prendre de plus en plus de place dans le monde de la boxe, faut-il s’inquiéter de cet essor?
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Pas si on pose la question au promoteur britannique Eddie Hearn qui y voit de nouveaux horizons à explorer.
«On se fait beaucoup demander si la situation va priver la Grande-Bretagne et les États-Unis de boxe. On habite une chose qui s’appelle le monde et la boxe n’a pas à s’en tenir uniquement au Royaume-Uni et aux États-Unis», a-t-il insisté.
«C’est un sport mondial qu’on ne devrait jamais arrêter de développer. Il faut être patient pour qu’ils développent la culture.»

Essor
L’homme d’affaires estime que l’essor saoudien des derniers mois est bon pour la boxe. Le pays de la péninsule arabique a présenté deux galas d’importance au cours des derniers mois.
«C’est génial d’avoir 10 000 personnes ici ou encore 90 000 spectateurs au Stade Wembley [de Londres], mais c’est aussi bon de développer de nouveaux marchés.»
«Le fait est qu’en l’espace de cinq mois, on a eu de nombreux combats importants qui ont eu lieu en Arabie saoudite.»
Le protégé d’Eye of the Tiger Management Arslanbek Makhmudov s’y est d’ailleurs battu deux fois, lors des galas du 28 octobre et du 23 décembre.
Préserver les marchés
«Tout endroit où il y a de l’argent et une volonté affirmée de présenter des événements d’importance sera intéressant. Il faut simplement s’assurer que nos marchés importants et locaux ont eux aussi des événements d’envergure», croit Hearn.
Le problème, c’est que l’argent parle fort dans ce milieu et que les pugilistes veulent aussi avoir leur part du gâteau. Hearn est on ne peut plus clair à ce sujet.
«Il faut aussi avoir une conversation avec les pugilistes. On doit leur dire qu’ils peuvent avoir tel montant pour se battre au Royaume-Uni ou le triple pour un combat en Arabie saoudite.»
Il vante aussi la facilité qu’a l’Arabie saoudite à organiser des combats. Il faut dire que le gouvernement finance l’opération par l’entremise d’une agence de développement du sport.
«Un combat qui impliquerait Beterbiev et [Dmitry] Bivol pourrait être organisé rapidement là-bas, il n’y aurait pas des mois de négociations impliquant trop d’entités pour l’organiser.»