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La fois où je n’ai pas reconnu une légende des Flames de Calgary

Davis Alexander, en action, le 13 octobre 2025 à Montréal, dans un match de saison régulière disputé contre le Rouge et Noir d'Ottawa.
Davis Alexander, en action, le 13 octobre 2025 à Montréal, dans un match de saison régulière disputé contre le Rouge et Noir d'Ottawa. Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Marc Calixte

Marc Calixte

2024-06-12T23:00:00Z

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Après une superbe victoire à Winnipeg, la semaine dernière, les Alouettes se transportent à Edmonton, vendredi, pour visiter les Elks. Il va sans dire que les Oilers attirent toute l’attention là-bas, ces jours-ci, alors que se poursuit la finale de la Coupe Stanley. 

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À l’époque où je jouais à Calgary, de 2003 à 2012, j’ai vécu une finale entre les Flames et le Lightning de Tampa Bay, en début de carrière. La ville était rouge. Autrement, je dois dire que les joueurs des Stampeders se font reconnaître autant que ceux des Flames dans les rues de Calgary. Du moins, normalement.

À ce sujet, je reviendrai plus tard dans cette chronique sur ce qui demeure l’un des moments les plus embarrassants de ma vie, le temps de mettre mon orgueil de côté.

Concernant les Alouettes, le gain de 27 à 12 contre les Blue Bombers a été pour le moins convaincant pour entamer la saison, jeudi dernier. Le receveur de passes Tyson Philpot s’est notamment montré en grande forme.

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Le receveur de passes Tyson Philpot, auteur de deux touchés, a aidé les Alouettes à l'emporter 27 à 12 contre les Blue Bombers, jeudi dernier, à Winnipeg.
Le receveur de passes Tyson Philpot, auteur de deux touchés, a aidé les Alouettes à l'emporter 27 à 12 contre les Blue Bombers, jeudi dernier, à Winnipeg. Photo fournie par JASON HALSTEAD/LCF.CA

Les blessures font mal

Sans vouloir casser l’optimisme entourant le club montréalais, il faut néanmoins parler de certaines blessures qui font très mal aux Alouettes en ce début de campagne. Le cas de Reggie Stubblefield, qui ratera l’ensemble de la saison en raison d’une déchirure du ligament croisé antérieur, est particulièrement douloureux.

Reggie Stubblefield, durant le camp d'entraînement des Alouettes.
Reggie Stubblefield, durant le camp d'entraînement des Alouettes. Photo MARTIN CHEVALIER

C’est là où la profondeur devient importante chez les Alouettes, qui devraient faire confiance à Bryce Cosby à court terme pour remplacer Stubblefield. Tyrell Richards et Tyler Snead sont aussi revenus de Winnipeg amochés.

En plus de Cosby, les Alouettes risquent d’être obligés d’envoyer certains jeunes dans l’action plus tôt que prévu. Cela aura minimalement pour effet de solidifier le niveau d’engagement de chacun des joueurs.

J’estime que la blessure de Snead, un receveur de passes, est peut-être une bonne et une mauvaise chose. Je m’explique: la situation risque de créer de l’ouverture pour le nouveau venu Charleston Rambo. C’est par ailleurs le Québécois Geoffrey Cantin-Arku, véritable clone de Richards, qui pourrait vivre un baptême accéléré dans la Ligue canadienne de football.

La honte...

J’ai bien hâte au prochain match des Alouettes, vendredi, à Edmonton. Je fais possiblement partie des rares Canadiens étant aussi excités par cette partie que par la suite de la finale de la Coupe Stanley.

Mon orgueil étant laissé de côté, je conclurai cette chronique en vous racontant que j’ai déjà eu l’occasion d’être reconduit à mon domicile, à Calgary, par un joueur des Flames au terme d’une soirée qui avait été un brin arrosée.

C’est le lendemain que mon coéquipier des Stampeders George White m’avait demandé si j’avais correctement identifié celui qui avait eu la gentillesse d’être mon conducteur désigné. Je me souvenais qu’il s’agissait d’un joueur des Flames, mais je n’avais pas réalisé qu’il s’agissait du capitaine de l’équipe, un certain... Jarome Iginla. Encore aujourd’hui, j’ai vraiment honte de ne pas l’avoir reconnu.

Propos recueillis par Benoît Rioux

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