Autre interception, autre amende pour Marc-Antoine Dequoy dans la victoire des Alouettes


Benoît Rioux
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Le Québécois Marc-Antoine Dequoy est en train de redéfinir le sens de l’expression «faire amende honorable» alors qu’il s’est à nouveau signalé avec une interception, jeudi soir, à Winnipeg, dans la convaincante victoire de 27 à 12 des Alouettes face aux Blue Bombers pour amorcer la saison.
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C’en est devenu une habitude: chaque fois qu’il commet un larcin, Dequoy paie une amende à la ligue afin de pouvoir ajouter un objet à sa collection.
«L’arbitre m’a demandé le ballon et j’ai dit non», a simplement indiqué le Québécois, avec un large sourire, au sujet de la courte discussion tenue avec l’officiel après son interception survenue au deuxième quart.
Évidemment, Dequoy n’aura pas besoin de demander une excuse publique auprès des partisans des Alouettes pour réparer ses torts. C’est tout le contraire!
«Ma collection est terminée, mais je travaille sur autre chose», a par ailleurs précisé Dequoy, cachottier, lui qui conservait d’abord les ballons jusqu’à obtenir une interception contre chacune des huit autres équipes de la LCF. «Le problème, c’est que, cette année, il y a une puce [servant à la cueillette de statistiques] à l’intérieur des ballons. Je crois qu’il faut tout simplement redonner la puce pour éviter de payer une amende plus dispendieuse.»
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Une défensive dominante
Amende salée ou non à payer, Dequoy était surtout heureux de la victoire des Alouettes, marquée par les deux touchés du receveur de passes Tyson Philpot, mais aussi par la domination de l’unité défensive contre le quart-arrière Zach Collaros.
«Pour cette interception-là, je dois donner le crédit à Shawn Lemon d’avoir mis de la pression, ce qui a forcé le quart à lancer alors qu’il était débalancé, a jugé Dequoy. C’est pour cette raison que le ballon ne s’est pas rendu au receveur. Je n’ai eu qu’à adapter ma vitesse pour aller le cueillir.»
«Tu regardes à nouveau notre défensive, cette saison, et c’est comme l’an dernier, en fin de saison et durant les éliminatoires, nous étions partout sur le terrain, de poursuivre le maraudeur québécois. Je l’avais vu durant le camp d’entraînement qu’on serait bons, mais là, en situation de match, ça se concrétise.»