CMJ : un baume pour la Finlande

Roby St-Gelais
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Les Finlandais n’ont pas obtenu la médaille qu’ils convoitaient, mais ils ont à tout le moins effacé de leur esprit la douloureuse défaite subie en demi-finale face aux Américains en repartant de la bulle du Championnat mondial junior avec le bronze.
La troupe scandinave a mis la main sur la huitième médaille de bronze de son histoire, une première depuis 2006, en s’imposant par la marque de 4 à 1 face à la Russie, mardi soir. Les Russes ont été exclus du podium pour la première fois depuis 2018.
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Un léger baume pour les Finlandais qui, la veille, avaient vu les Américains marquer avec un peu plus d’une minute à jouer pour se qualifier pour la grande finale face à Équipe Canada junior. Malgré ce dur coup, ils ne comptaient pas repartir d’Edmonton les mains vides.
«Ça a été très dur pour nous hier [lundi], a commenté l’entraîneur-chef Antti Pennanen après la victoire face aux Russes. On avait eu un bon match contre les États-Unis. Pour le bronze, on avait un plan et c’était simplement de tout donner pour notre dernier match et de voir comment les choses allaient aller, alors je suis très fier.»
Une équipe travaillante
En incluant la défaite en demi-finale où ils tiraient de l’arrière par deux buts avant de remonter la pente, les Finlandais ont fait preuve de caractère dans chacune de leurs trois sorties du tour éliminatoire.
En quarts, ils avaient comblé un écart de 0-2 avant de l’emporter sur les Suédois alors que mardi, les Russes ont pris les devants en première période avant que les Finlandais ne se mettent en marche.
Le capitaine Anton Lundell a vanté la combativité de ses coéquipiers même quand ils avaient le dos au mur dans ce tournoi.
«On croyait en notre plan de match, a souligné le 12e choix au total du dernier repêchage. Nous avions une équipe forte et nous nous faisions tous confiance. De plus, pour nous, on croit qu’en travaillant fort, les bonnes choses vont arriver et ça nous a permis de marquer des buts importants.»
L’espoir des Panthers de la Floride a terminé la compétition avec une fiche de six buts, dont deux dans cette victoire, et quatre mentions d’aide, en plus de maintenir un différentiel de +7. Son coach n’a pas tari d’éloges à son sujet.
«Quel leader, quel joueur, a lancé Pennanen qui était aux commandes de la sélection pour la première fois. Je le respecte énormément. Il a bloqué des tirs, il peut faire des jeux, en fait, il peut réussir n’importe quoi sur la patinoire. Je suis convaincu qu’il deviendra un très grand joueur.»
Expérience enrichissante
Dans le camp russe, les visages étaient longs, mais l’entraîneur Igor Larionov tentait de voir le verre à moitié plein à l’issue de cette quinzaine particulière à huis clos. Le dernier titre mondial des Russes remonte à 2011.
«C’était une nouvelle expérience d’être dans une bulle pendant une aussi longue période de temps et ça nous a permis de tisser des liens et des amitiés comme groupe», a exprimé l’ancienne vedette des Red Wings de Detroit.
«Deuxièmement, c’était une formidable expérience et nous avons sept joueurs qui pourront être de retour l’an prochain, alors on peut bâtir autour d’eux. Le hockey, c’est un jeu où la marge d’erreur est mince [...] Même si on n’a pas remporté une médaille, il faut tirer du positif d’une telle expérience et je suis fier de mes joueurs.»