Renaud Lavoie

Corey Perry fera une différence

Corey Perry fera une différence

Renaud Lavoie

Publié 05 janvier
Mis à jour 05 janvier

Il y a des joueurs qui ne passent jamais inaperçus, peu importe leur âge.     

Lorsque Corey Perry a donné ses premiers coups de patins à l’entraînement, à Brossard ce matin, il n’y a pas un journaliste ou caméraman qui n’a pas tourné les yeux vers lui. Voyez son segment La mise en échec dans le vidéo ci-dessus.

Dans une équipe où les joueurs de caractère se font de plus en plus nombreux, Corey Perry va se sentir très à l’aise à Montréal. Surtout qu’on risque de le voir sur la glace plus souvent que certains le croient.

Quatrième trio et avantage numérique    

Le premier exercice auquel Corey Perry s’est prêté sur la glace était en avantage numérique. Il faisait une rotation sur la deuxième vague avec Josh Anderson. Le fait que le groupe d’entraîneurs ait décidé de l’inclure sur les exercices des unités spéciales démontre qu’il y a un plan très clair pour lui. 

Ce matin, il a patiné au sein du cinquième trio de la formation, en compagnie de Michael Frolik et Ryan Poehling, mais attendez-vous à ce qu’il prenne la place d’un joueur qui évolue parmi les douze premiers attaquants. Tous les regards sont tournés présentement vers Paul Byron, qui pourrait bien devoir passer son tour à quelques occasions. 

Corey Perry a gagné à tous les niveaux et, même s’il n’a plus la touche offensive qu’il avait, il est évident que sa présence se fera sentir, que ce soit sur la glace ou à l’extérieur de la patinoire. Pour ce qui est de sa vitesse, le joueur de 35 ans a mis les bouchées doubles durant la saison morte : il a pris peu de vacances et a surtout travaillé sur son coup de patin avec des spécialistes. 

Un jeu de puissance qui doit produire    

À 17,7% d’efficacité (22e dans la LNH) la saison dernière, l’avantage numérique des Canadiens devra être meilleur si ces derniers veulent s'assurer de participer aux séries. Shea Weber va se retrouver à la pointe avec Jeff Petry, alors que Nick Suzuki aura comme ailiers Jonathan Drouin et Tyler Toffoli.

Sur la deuxième vague, on aura droit à quatre attaquants, soit Jesperi Kotkaniemi, Tomas Tatar, Brendan Gallagher et Josh Anderson (Corey Perry en alternance). À la ligne bleue, Alex Romanov était le général (avec Victor Mette en alternance). Claude Julien a d’ailleurs mentionné qu’il veut plus de lancers et moins de jeux en périphérie. 

Qu’on le veuille ou non, la pression sera un peu plus forte sur Kirk Muller, le responsable de l’avantage numérique. Les succès se font rares depuis quelques années, mais il n’avait pas vraiment le bon personnel sous la main, avouons-le.

La maturité de Suzuki    

Nick Suzuki a mentionné dans un point de presse qu’il n’a pas aimé sa fiche de plus et moins la saison dernière (-15) et qu’il devait améliorer cette statistique. C’est un signe évident de maturité venant d’un jeune qui en est à sa deuxième saison. Pour votre information, à sa première année à Owen Sound (OHL), il avait aussi terminé la saison à -15, mais avait superbement rebondi l’année suivante avec une fiche de +51.

Il ne faut pas s’attendre à autant de succès dans la LNH, mais il serait surprenant qu’il ne s’améliore pas à ce chapitre.