La CAQ tient à préserver le Stade olympique de Montréal, coûte que coûte
La ministre Caroline Proulx refuse de commander une étude pour préciser les coûts de démolition


Marc-André Gagnon
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La ministre du Tourisme Caroline Proulx ne voit pas l’utilité de préciser avec plus d’exactitude ce qu’il en coûterait pour démolir le Stade olympique de Montréal, puisqu’il s’agit d’une option que le gouvernement caquiste refuse d’envisager.
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Interrogée à ce sujet par les journalistes avant de se rendre au Salon bleu, Mme Proulx a reconnu que pour en arriver aux 2 milliards $ estimés pour la démolition du stade, Québec s’est basé sur une analyse datant de 2003.
Or, c’est aussi ce que les libéraux ont fait lorsqu’ils étaient au pouvoir et qu’ils ont déposé au conseil des ministres le dossier d’opportunité pour la réfection du toit du stade, a-t-elle rappelé.
«Ils s’étaient basés sur des chiffres de 2003 qu’ils ont annualisés pour 2017, avec l’inflation. On a donc également, nous, annualisé les coûts de déconstruction», a relaté la ministre du Tourisme.
Interrogée à savoir si son gouvernement était prêt à aller de l’avant «coûte que coûte» avec la réfection du stade, «absolument» a répété Mme Proulx, deux fois plutôt qu’une.
«Il n’y a jamais eu d’autre intention» de la part de son gouvernement, a-t-elle assuré.
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Démolir n’est pas une option
Talonnée en chambre par la députée libérale Marwah Rizqy, Mme Proulx a reproché au PLQ de «contempler l’idée de démolir le Stade olympique».
La ministre a reproché du même coup aux gouvernements qui ont précédé la CAQ de ne pas avoir eu le «courage» d’agir pour le préserver.
«Nous, on a décidé d’investir dans l’est de Montréal, de redonner à ce symbole tout l’honneur qu’il a le droit», a fait valoir Mme Proulx.
La ministre a souligné que «ça fait plus de cinq ans et demi» que son gouvernement «fait provision pour le remplacement de la toiture du Stade olympique», des travaux estimés à au moins 870 millions $, selon ce qui a été récemment présenté.
Pour ce qui est de savoir si les techniques considérées en 2003 au moment de chiffrer les coûts de démolition ont pu évoluer depuis, Mme Proulx assure que rien n’a changé.
Un stade incomparable
«Non, il n’y a pas eu d’avancée technologique là-dedans», a-t-elle tranché. «Petite leçon ici: (le Stade olympique), c’est du ciment précontraint. [...] Ce n’est pas du béton armé.»
Le Stade olympique de Montréal, avec le «plus grand stationnement au Canada, deux stations de métro et tout», «ce n’est pas du tout la même affaire que de démolir le Yankee Stadium», s’est défendue la ministre du Tourisme, en faisant référence aux comparables relevés par Le Journal dans les derniers jours.
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