Kent Hughes a essayé, en vain

Jonathan Bernier
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ANAHEIM | Kent Hughes a fait languir les partisans du Canadien pendant près de 90 minutes après l’heure de tombée de la date limite des transactions. Le directeur général s’est finalement présenté devant les médias les mains vides, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé.
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« On a passé beaucoup de temps sur un dossier en particulier. C’est allé jusqu’à la dernière minute, mais ça n’a pas marché, a-t-il indiqué. Mais ça ne nous empêche pas de revisiter ce dossier au cours de l’été. »
Puisqu’il n’a pas voulu entrer dans les détails, difficile de savoir si le Canadien a longuement été impliqué dans le dossier de Nazem Kadri, qui est finalement passé à l’Avalanche du Colorado, s’il a eu de longues discussions avec les Blues de St. Louis au sujet de Robert Thomas ou s’il s’agissait simplement d’un dossier que personne n’avait vu venir.
« Ç’aurait été une transaction significative pour notre équipe », a soutenu Hughes.
Pendant que le directeur général du Canadien a travaillé fort sur la prise qu’il souhaitait amener à Montréal, les Sabres et les Red Wings, ses adversaires directs dans la course aux séries éliminatoires, se sont assuré de combler quelques lacunes.
Une réalité qui n’a pas fait broncher Hughes, le directeur général préférant demeurer fidèle à son plan.
« Dès le début, notre objectif a toujours été d’effectuer des échanges nous permettant d’avancer vers notre but principal, c’est-à-dire celui de bâtir une équipe capable de gagner à long terme », a-t-il soutenu.
« Ce n’est pas comme si cette année représentait une occasion qu’on ne reverra plus. Je pense que ce type de course [vers les séries éliminatoires] se produira de nouveau l’an prochain et l’année suivante et l’autre d’ensuite », a-t-il mentionné.
Vaut mieux, donc, ne pas sombrer dans la tentation de ne viser qu’à court terme.
Des prix gonflés
On peut comprendre Hughes de ne pas avoir voulu dilapider ses actifs dans un marché de vendeurs qui a donné lieu à de la surenchère.
Au cours des derniers jours, l’Avalanche a, entre autres, offert un choix de premier tour pour Nicolas Roy. Le Wild a acquis les services de Michael McCarron en retour d’un choix de deuxième tour.
C’est quand même élevé.
« Certains prix ont été augmentés. Mais ça ne nous aurait pas empêchés [de bouger] si ç’avait été le bon joueur pour nous », a-t-il, néanmoins, assuré.
La bonne nouvelle, c’est que le Tricolore possède toujours ses choix de quatre premiers tours pour les trois prochains repêchages. Un actif intéressant pour des transactions estivales ou à l’approche du prochain encan.
Justement, c’est dans cette période de l’année, en offrant deux choix de premier tour (en plus d’Emil Heineman) aux Islanders, qu’il était parvenu à mettre la main sur Noah Dobson.
D’ailleurs, fidèle à son habitude, Hughes n’a pas attendu la date limite des transactions pour faire des acquisitions. En plus de Dobson, Zachary Bolduc, Alexandre Texier et Philip Danault ont été ajoutés au cours des neuf derniers mois.
« On a échangé un choix de deuxième tour pour Danault. Si nous avions pu effectuer une autre transaction avec un retour semblable, nous l’aurions fait », a répété Hughes.
Des joueurs soulagés
Il y a également le retour d’Alex Newhook. Ce n’est pas une acquisition à proprement parler, mais considérant qu’il était absent depuis la mi-novembre, ça devient un ajout de qualité.
C’est donc ce groupe de 24 joueurs qui complétera la saison à Montréal. Avec peut-être du renfort en provenance de Laval ou du niveau universitaire. Ce qui signifie que, pour une deuxième saison consécutive, Nick Suzuki et ses coéquipiers n’ont pas eu à faire des adieux.
À ce sujet, Hughes a raconté que tous les joueurs qu’il avait croisés dans la journée le fuyaient du regard, de peur d’apprendre une mauvaise nouvelle. C’est bon signe, mais ça ne veut pas dire que ce sera toujours le cas.
« C’est un groupe tissé très serré. On est heureux de voir que tout le monde s’aime, mais ça ne nous empêchera pas de faire des transactions dans l’avenir. Ça ne nous paralysera pas », a-t-il assuré.
Que les joueurs se le tiennent pour dit.