Tous les résultats
Publicité

«Jusqu’à quel point nos rêves disent la vérité»: le bédéiste Simon Labelle explore le monde onirique dans sa nouvelle BD, «Laurence à son insu»

PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS MÉCANIQUE GÉNÉRALE
Photo portrait de Frédérique De Simone

Frédérique De Simone

2026-02-08T12:00:00Z

Partager

Le bédéiste Simon Labelle est de retour ces jours-ci sur les présentoirs des librairies avec sa nouvelle création inspirée par le monde onirique, Laurence à son insu.

Fasciné par l’univers des rêves, il réfléchissait depuis un bon moment déjà à dessiner une histoire où les songes seraient prédominants, réalistes et proches du genre de rêves qu’il fait, mais qui seraient aussi révélateurs de ce qui peut parfois se cacher dans l’inconscient du rêveur.

• À lire aussi: Alex Viens présente son deuxième roman, «Combustion libre»

• À lire aussi: «Il y a quelque chose d’un peu choquant, d’assez drôle dans cette réalité-là», raconte l’auteur Arthur Friso, qui présente son tout premier roman

PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS MÉCANIQUE GÉNÉRALE
PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS MÉCANIQUE GÉNÉRALE

«Laurence est une personne assez rationnelle, assez brillante. Mais il y a quelque chose qui se cache dans son inconscient. Il y a un fait qui essaie de ressortir, d’émerger. Et puis, elle se rend bien compte que ses rêves ont l’air de vouloir dire quelque chose, mais elle ne comprend rien», a fait valoir l’auteur en entrevue avec l’Agence QMI.

Publicité

À force de chercher un sens à ses rêveries, qui ne font ni queue ni tête, la protagoniste se laissera petit à petit envahir par ses troubles du sommeil, jusqu’à être poussée dans ses derniers retranchements. Puis, l’un d’entre eux lui mettra la puce à l’oreille et la poussera à enquêter auprès de sa famille et de ses amis.

En parallèle, son travail l’entraînera dans une sorte de spirale impossible. Spécialiste en gestion de crises, Laurence sera notamment appelée à redorer l’image d’une entreprise d’aliments véganes, accusée de dissimuler de la viande dans ses recettes, et d’une firme de gestion de patrimoine, prise dans une affaire d’escroquerie.

PHOTO LIANA PARÉ FOURNIE PAR LES ÉDITIONS MÉCANIQUE GÉNÉRALE
PHOTO LIANA PARÉ FOURNIE PAR LES ÉDITIONS MÉCANIQUE GÉNÉRALE

«On est dans un monde de mensonges, de fictions. Ce qui nous amène à nous demander jusqu’à quel point nos rêves disent la vérité», a souligné l’auteur, qui s’est plu à parsemer son œuvre de zones grises pour laisser libre cours à l’imagination des lecteurs.

«Son trouble est illustré comme une espèce de métaphore de sa vie, finalement, de sa perception de ce qui arrive. Je trouvais ça bien de fonctionner comme ça. On voit qu’à la fin l’histoire est réglée, mais ça la poursuit encore d’une certaine manière», a-t-il ajouté.

«Je ne suis pas fan des polars à la Sherlock Holmes. Il comprend tout, il parvient à tout démontrer de façon parfaitement rationnelle. Il n’y a pas de possibilité que ce soit autre chose. Il a toujours raison. Il me fait chier (rires). Il me semble que ce n’est pas ça, la vie», a poursuivi le bédéiste.

Engouement grandissant

L’ancien président de l’Association des illustrateurs et illustratrices du Québec (de 1992 à 1993) s’est dit heureux de voir l’engouement grandissant ces dernières années au Québec pour la bande dessinée et les romans graphiques.

«Le Festival de la BD à Montréal est très populaire et il se publie aussi beaucoup de bandes dessinées maintenant au Québec. On en voit aussi de plus en plus sous forme de reportages, par exemple, et d’autres qui se déploient désormais dans un sens beaucoup plus large», a-t-il observé.

Laurence à son insu

Simon Labelle
Éditions Mécanique générale
Bande dessinée
156 pages

Publicité
Publicité

Sur le même sujet