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Alex Viens présente son deuxième roman, «Combustion libre»

PHOTO JUSTINE LATOUR FOURNIE PAR LES ÉDITIONS CHEVAL D'AOÛT
Photo portrait de Frédérique De Simone

Frédérique De Simone

2026-01-25T08:00:00Z

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Alex Viens s’intéresse au deuil et à la charge du legs familial dans son nouveau roman Combustion libre, le décrivant comme une suite spirituelle de son premier roman, Les pénitences. 

Paru l’automne dernier, ce deuxième ouvrage débute par un huis clos oppressant, qui finira par s’estomper au fil de la lecture, alors que Léo, 22 ans, qui n’a pas le luxe de faire le deuil de sa mère, est prisonnier du legs de celle-ci. Un legs aussi encombrant sur le plan émotif que sur le plan matériel.

Il doit retourner travailler, résister aux menaces d’expulsion de son propriétaire et faire le tri dans tout ce bordel pour s’en libérer.

PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS CHEVAL D'AOÛT
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Encore une fois très bien ficelé, dans un style unique maîtrisé, à la plume à la fois assumée et poétique, il est question, dans ce nouvel ouvrage, de précarité, d’intimité, de liens familiaux complexes, de changements de classe et d’encombrements sous différentes formes. Des thématiques et des symboles déjà exploités dans le premier roman d'Alex Viens, mais dont certaines avenues restaient à explorer.

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«C’est un peu les retailles des idées qui n’étaient pas dans le premier livre», a-t-il dit en entrevue avec l’Agence QMI, évoquant en exemple la crise du logement, le rôle des petits appartements – souvent rapidement encombrés – dans les dysfonctions familiales et l’importance de l’écriture à soi.

«Il y a eu clairement une suite spirituelle à ça, puis une volonté aussi de sortir du huis clos dans lequel se passait Les pénitences», a ajouté l’écrivain.

PHOTO JUSTINE LATOUR FOURNIE PAR LES ÉDITIONS CHEVAL D'AOÛT
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«On dirait que j’aimais toujours l’idée de la suite du film The Shining, Doctor Sleep. Pour contrer un huis clos, on oppose un road trip. Je pense qu’avec Combustion libre, on peut commencer dans un huis clos, puis, à un moment donné, éclater les murs et vraiment sortir de là», a-t-il expliqué.

C’est d’ailleurs ce qu’évoque le titre de ce deuxième roman, Combustion libre, et ce qui décrit le mieux son récit.

«L’idée des forêts qu’on brûle méthodiquement pour refertiliser les sols. Des fois, brûler une forêt, c’est pour le mieux», a soutenu Alex Viens, qui sortira prochainement un recueil de poésie chez Poètes de brousse, intitulé Je veux toujours mourir l’été.

Flou délibéré autour du genre 

Dans ce nouvel ouvrage, Alex Viens a choisi délibérément de ne pas attribuer de genre à son héros, Léo – ni même à sa nouvelle flamme, Siam –, et surtout de ne jamais le nommer, «pour éviter de tomber dans des dynamiques genrées», mais surtout pour accroître le caractère «étrange» de la proximité malsaine qu’il entretient avec sa mère.

«Je pense que l’idée qu’on s’en fait peut être plus troublante ou plus naturelle selon le genre. Il y en a qui m’ont dit que Léo, c’était une fille, il y en a d’autres qui m’ont dit que c’était un gars. Libre aux gens de l’interpréter comme ils l’entendent», a soutenu l’auteur.

«Il y a un exercice littéraire dans ce choix, mais il y a aussi l’idée que ça appuyait le personnage, qui n’a pas pu développer son identité, sa sexualité, sa sensualité, en dormant dans le même lit que la mère», a-t-il poursuivi, indiquant qu’il voyait dans cette intention «quelque chose d’encore plus invitant et révolutionnaire, à le faire disparaître complètement».

Parmi tous ses projets, Alex Viens travaille actuellement à l’adaptation cinématographique de son premier roman, Les pénitences, avec Raphaël Ouellet et Emmanuel Gilbert.

«En ce moment, on est rendus à peaufiner le scénario. Idéalement, on aimerait l’avoir terminé cette année et déposer le financement pour la production», a-t-il confié, ne fermant pas la porte à une éventuelle adaptation télévisuelle de Combustion libre.

«Je me dis que c’est une décision qui peut être hyper créative et fertile. Il faut juste que les bonnes personnes veuillent s’y mettre.»

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